


40 sites sont désormais alimentés. Dix camions-citernes assurent des rotations permanentes entre les bladders (réservoirs d’eau souples) et ces sites. Deux stations approvisionnent notamment deux cliniques mobiles (allemande et japonaise), l’hôpital public Ofatma à Delmas, et deux camps situés à Carrefour et Delmas.
La production d’eau augmente au gré des nouvelles installations. Rien que dans la journée du 30 janvier, entre 250 et 300.000 litres d’eau ont été produits.
A ces réservoirs s’ajoute depuis plusieurs jours la pose de latrines, afin d’améliorer les conditions d’hygiène sur les lieux de rassemblement de population. Cinq sites pilotes ont été identifiés pour mettre en place les premières actions d’assainissement.
Les soins - en direction des enfants surtout - représentent l’autre activité principale. Le dispensaire de Pétion-Ville poursuit ses consultations à raison d’une centaine par jour dorénavant. Un délégué de la Croix-Rouge française a rejoint l’équipe médicale pour assurer en parallèle une mission de soutien psychologique auprès des patients et des jeunes enfants. Cette activité est menée également à l’hôpital Ofatma et au sein de l’orphelinat de Kenskoff.
De plus, des cliniques mobiles effectuent par ailleurs des rotations dans le secteur de Port-au-Prince.
Les volontaires de la Croix-Rouge française mènent plusieurs actions de front afin de répondre à plusieurs besoins à la fois, au niveau des rassemblements de population, à Port-au-Prince mais aussi à l’extérieur de la ville., comme à Léogane et Jacmel, également très touchées par le séisme. Ainsi, sur le site de regroupement de Carrefour, par exemple, 200 tentes ont été distribuées aux bénéficiaires, en même temps que des kits de première nécessité.
De plus, 100 cantines familiales (shelter box) ont été données à l’Ambassade de France. Ces cantines comprennent des tentes, des ustensiles de cuisine, des couvertures, des produits d’hygiène, etc.
Alors que les rapatriements de ressortissants français touchent à leur fin, commencent ceux des personnes blessées nécessitant un suivi post-opératoire. Un homme a ainsi été pris en charge à Paris à la suite d’une amputation.
La Guadeloupe et la Martinique demeurent un soutien crucial dans ce dispositif qui pourrait prendre une ampleur importante dans les semaines qui viennent. Toutes les personnes victimes du séisme et de toutes nationalités peuvent désormais venir en France. Aucun visa ne leur sera demandé.
Des droits CMU leur seront octroyés pour trois mois à partir de leur arrivée sur le territoire (en Outre-Mer et métropole). Des lits seront mis à leur disposition, notamment dans les hôpitaux militaires. La Croix-Rouge française, l’une des rares sociétés nationales à posséder des établissements médico- sociaux – en particulier des établissements de soins de suite et de réadaptation - a été sollicitée pour accueillir ces personnes.
Pour faire face à un afflux de personnes et pouvoir assurer cet accompagnement dans la durée, la Croix-Rouge française a formé des citoyens de Guadeloupe afin de constituer un corps de réserve de l’urgence. Ces citoyens seront ainsi habilités à épauler nos volontaires lors de l’accueil des rapatriés.
Départ le samedi 16 Janvier 2010 de l'avion cargo de la Croix-Rouge française pour Haït. A son bord, 40 tonnes de matériel : des véhicules, un élévateur, du matériel pour le traitement de l’eau destiné à 15.000 personnes (en coopération avec Veolia, 12 "shelter box" (cantines contenant des tentes, des kits de cuisine, etc.) pour 2.000 personnes, ainsi que 10 cantines de médicaments offertes par l’association Tulipe (matériel médical d’urgence pour assurer des soins et traitements à 10.000 personnes).
La Croix-Rouge française dispose d’une expertise reconnue et éprouvée par les multiples interventions menées lors de différentes situations de crise. Nos équipes nationales et internationales sont prêtes à intervenir dès l’annonce d’une catastrophe.