24/03/2011
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勇気 ! Courage !

L'intérieur d'une clinique mobile de la Croix-Rouge japonaise
Après la double catastrophe qui a ravagé le nord-est de principale île de l’archipel nippon, le 11 mars dernier, la Croix-Rouge japonaise est toujours à pied d’œuvre sur le terrain. Entre le renforcement de ses opérations de secours et son soutien aux centaines de milliers de sinistrés, la société nationale est sur tous les fronts pour tenter de soulager une souffrance qui s’avère immense.

« Cette catastrophe est sans précédent de par l’étendue des dommages et la multiplicité de ses conséquences ». Les mots de Tadateru Konoé, président de la Croix-Rouge du Japon et de la FICR, sont sans équivoque. Douze jours après le terrible séisme et le tsunami qui a suivi, les plaies du Japon sont toujours vives. Mardi, le bilan humain s’élevait à près de 23.000 personnes mortes ou disparues, dont 9.199 décès confirmés, selon la Police nationale et plus de 360.000 personnes déplacées ou évacuées.

Pourtant, dans la tourmente, la Croix-Rouge japonaise a entrepris de renforcer ses opérations de secours afin d’aider à répondre aux besoins de ces centaines de milliers de sinistrés, toujours hébergés dans des centres d’évacuation.

L’espoir, malgré tout

Depuis la catastrophe, la Croix-Rouge a concentré ses efforts sur les services de santé, déployant des dizaines d’équipes médicales dans les hôpitaux de la région la plus touchée, mais aussi dans le cadre de cliniques mobiles.

Plus de 125.530 couvertures et 20.760 colis de produits de première nécessité ont déjà été distribués et la branche japonaise de l’association s’emploie désormais à acheminer des secours supplémentaires en provenance d’autres régions du pays, notamment des couches et des aliments pour bébés, des sous-vêtements et des masques de protection. 100.000 personnes devraient ainsi en bénéficier.

Parallèlement à ces distributions d’urgence, la Croix-Rouge étudie avec les autorités locales, d’autres moyens d’améliorer les conditions de vie des rescapés dans les centres d’hébergement. Cela devrait inclure, en outre, l’installation de douches et l’amélioration des équipements sanitaires.
Mais l’un des points-clé de cette assistance reste désormais la prise en charge psychologique d’une population durement éprouvée. En effet, l'impact psychologique sur ceux qui ont survécu à la catastrophe est de plus en plus apparent, notamment chez les personnes âgées et les enfants, qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique.

Pour y pallier, la Croix-Rouge japonaise a mobilisé 2.369 infirmières et infirmiers formés à l'appui psychosocial. Certaines de ces équipes ont été déployées pour mener des évaluations dans les zones touchées, et fournir une aide aux personnes touchées par le séisme et le tsunami.

Solidarité nationale et internationale

Bien qu'aucun appel international n’ait été lancé jusqu’à présent, de nombreuses personnes ont fait des dons spontanés à leurs sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge respectives, en Amérique du Nord, en Europe et en Asie (à commencer par les pays proches du Japon comme la Chine, la Corée du Sud ou Singapour). La Croix-Rouge japonaise a également reçu des contributions en espèces de plusieurs sociétés nationales. Par ailleurs, elle a lancé une campagne de financement, en coordination avec le radiodiffuseur national (NHK) et les bureaux de poste du pays.

Le 20 mars, les dons avaient ainsi atteint 22,3 milliards de yens, soit environ 200 millions d’euros. Ces fonds seront engagés pour aider les personnes touchées en situation d'urgence, mais aussi pour la phase de reconstruction.

Appel à dons Japon 2011

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La Croix-Rouge japonaise sur le terrain

Santé et soins

Le 20 mars, une femme de 80 ans et son petit-fils de 16 ans, ont été retrouvées vivants, après avoir été ensevelis pendant neuf jours sous les ruines de leur maison et avoir survécu grâce à la nourriture contenue dans leur réfrigérateur. Ils ont été emmenés à l'hôpital de la Croix-Rouge à Ishinomaki.
Au 21 mars, 249 équipes médicales, composées de plus de 735 personnes, avaient été déployées dans les préfectures de Miyagi, Iwate, Fukushima, Ibaraki, Hokkaido, Yamagata, Nagano, Chiba et Tochigi.

Ces équipes ont pris en charge - et continuer de mener - des évaluations dans les zones touchées ainsi qu’un support médical comprenant les soins, premiers soins et un soutien psychosocial - principalement porté sur les centres d'évacuation. Les hôpitaux de la Croix-Rouge dans les zones touchées traitent également des patients.

Les températures extrêmement basses et la neige affectent beaucoup les conditions des survivants, en particulier dans les zones où le chauffage n'est pas rétabli. Le mauvais temps a causé à une augmentation du nombre de personnes tombant malades et des maladies infectieuses telles que la grippe.
Il y a des inquiétudes particulières pour les personnes âgées qui ont besoin de médicaments pour les maladies chroniques et les personnes handicapées.

Soutien et secours

Tout de suite après la catastrophe, la Croix-Rouge japonaise envoyé des articles de secours pour aider les personnes les plus vulnérables. Au 21 mars, le matériel de secours envoyé par la Croix-Rouge japonaise à six préfectures touchées comprenait : 125.530 couvertures et 20.760 packs de secours d'urgence (comprenant une radio portable, une lampe de poche, des serviettes, un livret d’information sur les catastrophes naturelles, etc.)

Vingt-sept camions, contenant chacun 55.000 bouteilles d'eau offertes par une chaîne de supermarchés, ont été envoyés dans la zone sinistrée.
Tout en continuant de fournir des couvertures, la Croix-Rouge japonaise est en train de se procurer des produits en provenance d'autres régions du Japon, dont des couches et de la nourriture pour bébés, des vêtements et des masques de protection. Ces fournitures seront destinées à quelque 100.000 personnes.

Les coordinateurs de la Croix-Rouge japonaise ont lancé un appel aux volontaires de gestion des catastrophes de l'ensemble des 47 préfectures du pays pour aider à mettre en place des centres de bénévoles dans les zones touchées. Ces centres fourniront des services tels que la distribution de fournitures de secours et de la nourriture fournie par les hôpitaux de la Croix-Rouge.

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Chiffres-clé

  • Au 21 mars, le dernier bilan faisait état de plus de 9.199 décès confirmés, 2.612 blessés, plus de 12.000 disparus et 362.887 déplacés et /ou évacués. Les personnes déplacées et les familles ont trouvé refuge dans plus de 2.150 centres d'évacuation - principalement des écoles et autres bâtiments publics - répartis dans 16 préfectures,
  • En date du 20 mars, le gouvernement japonais indique que 14.413 maisons ont été totalement détruites et 98.466 autres ont été endommagées à la suite du tremblement de terre et du tsunami.
  • Plus de 800.000 ménages dans la zone sinistrée restent sans approvisionnement en eau, et plus de 220.000 sans électricité.
  • 10.000 personnes quittent chaque jour les centres d'évacuation et retournent dans leurs foyers au fur et à mesure que l'électricité est rétablie.
  • La Fédération Internationale de la Croix-Rouge dispose d'un stock de secours de près de 80.000 couvertures en Malaisie, prêt à servir si nécessaire.

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Rétablissement des liens familiaux

Un site web a été créé avec le soutien du CICR, pour permettre à la population de chercher des proches disparus et pour permettre aux personnes de signaler qu’elles sont saines et sauves. Le site est disponible en cinq langues dont le japonais, l’anglais, le coréen, le chinois et le portugais. Pour l’instant, il a enregistré un total de 5103 inscriptions, dont 1.359 sont des Japonais.

http://www.familylinks.icrc.org/eng/familylinks-japan