Soutien à la parentalité : renforcer le lien parent enfant

Soutien à la parentalité : renforcer le lien parent enfant
Publié le 10/12/2015

Conscients des nouveaux besoins auxquels sont confrontées les familles en situation de précarité, nous développons des réponses adaptées et innovantes visant à favoriser le bien-être de l’enfant et de sa famille et le développement d’un lien parent enfant de qualité.

Les espaces parents enfants

espace-parentalité

Au-delà  de ses crèches, notre association s’engage auprès de la petite enfance à travers un projet novateur porté par les bénévoles – les espaces parentalité qui rencontre un succès grandissant auprès des familles bénéficiaires.

Lieux d’accueil, de soutien, d’information et d’orientation destinés aux parents avec enfants de moins de 3 ans en situation de précarité, ces espaces accueillent en majorité des familles avec de faibles revenus, des étrangers demandeurs d’asile dont les dossiers sont en cours d’instruction, des familles monoparentales ou des personnes rencontrant des difficultés ponctuelles (divorce, déménagement).

Loin de se limiter à une simple aide matérielle (produits alimentaires et d’hygiène, jouets, articles de puériculture), les espaces parentalité favorisent la création de lien social et proposent un accompagnement à la parentalité. Conseils et informations sur la prise en charge des enfants (rythmes de vie, équilibre alimentaire, santé…), ateliers cuisine, massage du bébé ou encore estime de soi : les nombreuses activités permettent aux familles de rompre avec leur quotidien et d’avoir un rôle moteur dans l’amélioration de leurs conditions de vie.

Les centres maternels

Les centres maternels de la Croix-Rouge française accueillent des femmes seules, souvent mères mineures et isolées, à partir de 7 mois de grossesse et jusqu’aux 3 ans de l’enfant.

Les éducateurs travaillent avec les jeunes mamans sur le lien mère-enfant en leur apprenant à participer au bon développement de leur enfant et les accompagnent dans leur insertion sociale et professionnelle. Ensemble, ils vont définir le projet de vie de la maman, l’aider à chercher un emploi, à scolariser son enfant… bref à faciliter son retour à l’autonomie et à retrouver de meilleures conditions de vie.


Témoignage de Marie Besnier, bénévole à l'Espace Bébé Maman de Puteaux (92)

« A l’Espace Bébé Maman, on reçoit des mamans avec des enfants de moins de trois ans, envoyées le plus souvent par des PMI ou des assistantes sociales. On les voit sur une demi-journée, dans un espace accueil-écoute. Nous proposons aussi un espace jeux pour les enfants. A la fin de l’entretien, on leur remet un panier qui contient des produits alimentaires et d’hygiène pour les enfants, qu’on leur vend à un dixième de sa valeur. On leur propose aussi de faire une lessive à chaque fois qu’elles viennent et on leur vend des vêtements pour enfants pour quelques centimes d’euro.

Les mamans ont pour la plupart entre 20 et 35 ans. On accueille vraiment tous types de profils, majoritairement des mères seules. Le problème de la garde des enfants rend leurs démarches encore plus difficiles, notamment quand elles cherchent du travail.

On voit beaucoup de mamans qui vivent dans des chambres d’hôtel qui leurs sont fournies par le 115. J’aimerais que les gens comprennent que la plupart des mamans qui se retrouvent en situation de précarité le sont à cause de concours de circonstances. Si elles se retrouvent là ce n’est vraiment pas de leur faute.

Elles viennent chercher aussi du réconfort et la possibilité de faire une pause. L’EBM, c’est un moment où ces mamans sont aussi des femmes. Suivre le bien-être de la maman et l’aider à avancer, c’est aussi aider l’enfant.

La plupart sont des battantes, elles veulent s’en sortir. On voit des mamans qui se mettent en danger pour leur enfant sans forcément s’en rendre compte. Ça c’est vraiment très impressionnant. Certaines se privent de nourriture pour pouvoir mieux nourrir leur enfant. D’autres repoussent une opération chirurgicale importante, parce qu’elles n’ont pas de famille à qui confier leur petit et qu’elles ne veulent pas le laisser trois jours aux services sociaux. D’autres encore vont totalement arrêter d’avoir une vie à elles. La plupart sont des mères courage au sens où l’on l’entendait autrefois. Elles font tout ce qu’elles peuvent pour s’en sortir et que leurs enfants vivent une enfance normale.

Les enfants que je vois à l’EBM sont des enfants qui sont pleins de vie, avec des mamans très attentives. »


Faites un don avant le 31 décembre pour qu’il soit déductible à 75% de votre impôt sur le revenu.