


Le CICR appelle les parties en présence à respecter le Droit international humanitaire (DIH) : "nous sommes préoccupés [à Gaza] par le nombre croissant de pertes civiles et de bâtiments civils, dont des hôpitaux, endommagés lors des combats.", a déclaré le directeur des opérations du CICR, Pierre Krähenbühl.
Réciproquement, "les tirs de roquettes à partir de Gaza sur les villes du sud d’Israël éprouvent aussi fortement la population civile qui y vit. Il est impératif que les deux parties au conflit respectent pleinement les obligations qui leur incombent en vertu du Droit international humanitaire afin de réduire au minimum le nombre de civils tués ou blessés."
"Le plein respect de ces règles est de la plus grande importance, en particulier dans la bande de Gaza qui est fortement peuplée", conclue M. Krähenbühl.
En l'occurrence, le CICR demande aux belligérants de respecter, protéger et donner libre-accès aux ambulances en zone de conflit (voir l'article).
Le CICR a dejà pu initier sur le terrain diverses actions :
"La vie dans la bande de Gaza est devenue intolérable", déclare M. Krähenbühl. "Des blessés meurent purement et simplement en attendant une ambulance", précise Antoine Grand, chef du bureau du CICR à Gaza. "C’est, il va sans dire, absolument épouvantable. Il faut que les ambulances puissent atteindre les blessés aussi vite que possible."
Le Croissant-Rouge palestinien (PRCS), qui apporte un renfort exceptionnel de volontaires aux hôpitaux, travaille dans des conditions extrêmes. Pas moins de 100 volontaires, 60 techniciens urgentistes et 120 personnels médicaux du PRCS tentent de transporter et soigner les blessés ; le système ambulancier est impuissant face aux difficultés pour se déplacer dans la région et les hôpitaux manquent de personnels.
Outil le plus puissant pour faire respecter la dignité des personnes en temps de guerre, le Droit International Humanitaire (DIH) est placé sous l’égide du CICR.