Entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions

Un tas de munitions abandonées
Publié le 02/08/2010

Les armes à sous-munitions (ou à dispersion) sont un problème humanitaire constant depuis des décennies. Même si elles n’ont été utilisées que dans quelques dizaines de conflits armés depuis quarante ans, ces armes ont tué ou blessé d'innombrables civils dans des pays en guerre.

La Croix-Rouge française et le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se félicitent de l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions le 1er août 2010. Cette date marque une étape majeure dans la vie de ce traité. Ce jour là, en effet, les obligations découlant de la convention deviendront juridiquement contraignantes pour les 30 premiers États l’ayant ratifiée.

Depuis des décennies, les armes à sous-munitions sont un problème récurrent. Ces armes ont tué ou blessé des dizaines de milliers de civils dans les pays touchés par la guerre. En mai 2008, plus de 100 États ont adopté la Convention sur les armes à sous-munitions qui interdit l’emploi, le développement, la production, le stockage et le transfert de telles armes.

Les armes à sous-munitions ont des caractéristiques uniques qui les rendent extrêmement dangereuses pour les civils – hommes, femmes et enfants. Lorsqu'elles sont utilisées dans un conflit, ces armes dispersent des sous-munitions explosives (ou « bombelettes ») sur de vastes surfaces et peuvent faire énormément de victimes civiles si elles sont larguées au-dessus de zones habitées. En outre, de très nombreuses sous-munitions n’explosent pas comme prévu et lèguent ainsi pour longtemps à la population des terres contaminées par des restes explosifs de guerre. Plusieurs milliers d'hommes, de femmes et d’enfants ont été tués ou blessés de manière tragique en entrant en contact avec des sous-munitions non explosées.

En adoptant et en signant cette Convention, les États ont pris une mesure importante pour mettre fin aux morts, aux blessés et aux souffrances causés par ces armes. Il faut que les États continuent d'adhérer à cette Convention et que les gouvernements, les forces armées et les groupes armés – en particulier ceux qui possèdent et stockent des armes à sous-munitions – mettent tous pleinement en œuvre ses dispositions. Ce n'est qu'à cette condition que la communauté internationale pourra se prévaloir d'un succès dans la lutte contre les dangers que constituent ces armes.