La capitale, Port-au-Prince, a été détruite à 50 % et près de 2 millions de personnes se sont retrouvés sans abri, dans une misère plus grande encore qu’auparavant. Haïti est, en effet, l’un des trente pays les plus pauvres au monde. La mobilisation humanitaire est à la hauteur des défis à relever, exceptionnellement massive.
La Croix-Rouge française, présente en Haïti depuis 1994, intervient aux côtés de la Croix-Rouge haïtienne et en coordination avec le mouvement international Croix-Rouge Croissant-Rouge depuis les premières minutes qui ont suivi le tremblement de terre. Ce dossier retrace ces six premiers mois d’actions et propose, à travers des témoignages, une réflexion sur une situation extrêmement complexe, fragile et inédite.
Aujourd’hui, la mission de la Croix-Rouge française à Haïti, la plus importante jamais déployée dans un même pays, tant en ressources humaines qu’en ressources matérielles, se poursuit sans relâche aux côtés de la Croix-Rouge haïtienne et s’engage dans une action humanitaire durable.
"La tragédie qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier est sans précédent. C’est sans aucun doute la pire catastrophe de ce type que nous ayons connue à l’échelle d’un seul et même pays et, qui plus est, le plus pauvre des Amériques."
Six mois après le séisme en Haïti, nous sommes dans une phase de transition : Transition entre la phase d’assistance d’urgence, qui a duré près de quatre mois, et la phase de relève et de réhabilitation qui est amorcée.
Le 12 janvier 2010, Haïti est tombé à genoux. Littéralement. Le Palais présidentiel s’est effondré comme un château de cartes, à l’instar de toutes les administrations du pays, ministères, structures hospitalières, moyens de communication, etc. On estime que près de 50 % des bâtiments de la capitale ont été détruits ou endommagés.
Après le séisme, ce sont près de 2 millions de personnes qui se sont retrouvées sans abri et qui se sont dispersées sur plus de 1300 sites de rassemblement ou dans le reste du pays. La grande majorité, pour ne pas dire la totalité de ces personnes, a pu bénéficier d’une bâche ou d’une tente...
La Croix-Rouge française est très vite devenue l’un des principaux fournisseurs d’eau potable sur les sites de rassemblement, à Port-au-Prince. C’était l’une de ses actions prioritaires durant la phase d’urgence.
Dans les premières semaines qui ont suivi le séisme, 2 dispensaires ont été déployés à Port-au-Prince (communes de Pétion- Ville et Delmas 19). Deux équipes médicales haïtiennes (médecins, infirmières, personnes ayant des qualifications médicales ou de premiers secours), supervisées par un médecin délégué Croix-Rouge française.
La Croix-Rouge française est présente depuis plus de dix ans en Haïti, avec un ancrage fort en zone rurale, principalement dans l’Artibonite, et souhaite y demeurer pour s’inscrire dans le développement du pays.
La Croix-Rouge française a déterminé un plan d’actions prévisionnel sur 24 mois qui devrait mobiliser l’essentiel des ressources collectées à destination des personnes affectées par le séisme.
La Croix-Rouge française, présente en Haïti depuis 1994, intervient aux côtés de la Croix-Rouge haïtienne et en coordination avec le mouvement international Croix-Rouge Croissant-Rouge depuis les premières minutes qui ont suivi le tremblement de terre. Ce document retrace ces six premiers mois d’actions et propose, à travers des témoignages, une réflexion sur une situation extrêmement complexe, fragile et inédite.
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C'était la seconde fois que le professeur Mattei venait en Haïti depuis le 12 Janvier 2010 date du séisme meurtrier qui a touché port-au-prince et sa région et qui a affecté durablement tout le pays.