18/07/2011
  • Share
  • Imprimer
  • Envoyer à un ami

Inauguration de l’IME Montaury à Nîmes

Le vendredi 8 juillet, l’Institut Médico-Educatif du Centre de Protection Infantile Montaury à Nîmes a inauguré ses nouveaux locaux. Le professeur Jean-François Mattei, président de la Croix-Rouge française, a découvert un bâtiment totalement pensé pour améliorer le cadre de vie des 60 résidents, âgés de 3 à 18 ans.

Ce vendredi 8 juillet, personnel, résidents, parents d’enfants sont réunis pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’IME. Tous sont unanimes : « C’est une véritable métamorphose ». Effectivement, les locaux nécessitaient une refonte en profondeur. Aujourd’hui, les enfants bénéficient d’un cadre de vie propice à leur épanouissement dans des conditions d’hygiène et de sécurité conformes aux normes actuelles.

Les enfants accueillis dans cet établissement sont porteurs d’un handicap physique, soit sont polyhandicapés. Les locaux les plus anciens dataient de 1922. Des rénovations avaient déjà eu lieu dans les années 1980 mais cette nouvelle rénovation était plus que nécessaire.

Un cadre familial

« On souhaitait que les enfants évoluent dans un cadre familial et non hospitalier », explique la directrice de l’établissement, Véronique Dereume. L’objectif semble atteint. Chaque enfant intègre un groupe de vie qui se compose de 6 à 8 enfants. Dans les nouveaux locaux, chaque groupe de vie a son espace propre avec une grande pièce commune à proximité des salles de détente et de jeux, ainsi qu’un coin cuisine avec un passe plat, une salle de bains et des toilettes. Pour les plus petits, un espace d’éveil sensoriel a été créé. Cela permet aux enfants de pouvoir s’y rendre dès qu’ils en ont envie.

 

Montaury_1

 

Pour le personnel, comme pour les résidents, les effets positifs de ce changement d’infrastructure ne se sont pas fait attendre : « On ressent un apaisement général, les enfants sont plus calmes du fait de l’insonorisation des locaux. Dans les anciens bâtiments, on devait crier pour se faire entendre et le phénomène d’écho amplifiait le bruit, c’était difficile à supporter. Ces nouveaux locaux ont changé nos habitudes, ne serait-ce que pour communiquer, et cela a eu un impact direct sur l’état de stress et de fatigue des enfants. Ces locaux sont également mieux adaptés pour une prise en charge plus humaine et individualisée de l’enfant, car on peut s’isoler », argumente Mekya Samari, éducatrice spécialisée auprès du groupe « nichée moyen » qui se compose de six enfants âgés de 8 et 12 ans atteints de polyhandicap ou de troubles du comportement, de la relation et de la communication avec des traits autistiques.

Une nouvelle dynamique

« L’espace conditionne beaucoup de choses. Ce bâtiment est mieux agencé, les espaces sont différenciés, chaque pièce a sa fonction, ce qui permet de donner de nouveaux repères à nos résidents. Dans notre zone de vie, on a installé une salle de détente totalement recouverte de tapis, pour permettre aux enfants de pouvoir se déplacer seuls sans risque. Cet espace les rend plus libres de leurs mouvements, plus autonomes », commente Christine Peladan, éducatrice de jeunes enfants dans le groupe des « petits pandas » qui regroupe sept enfants de 4 à 8 ans souffrant de polyhandicap.

 

Montaury_2

 

Une nouvelle dynamique de travail mais aussi de vie, comme en témoigne Chaimae, 16 ans, qui souffre de polyhandicap. Elle fait partie du groupe des « cap kfe » qui compte neuf jeunes de 13 à 21 ans : « C’est bien parce que c’est plus grand, il y a de l’espace pour les fauteuils. On est moins les uns sur les autres. L’espace de la salle commune nous permet de nous réunir pour écouter de la musique, danser, rigoler. C’est plus que positif.» Un enthousiasme partagé par les parents des résidents, à l’exemple de Marlène, mère de Sébastien, 14 ans : « C’est l’Amérique aujourd’hui ! Nos enfants ont de l’espace. Mon fils, qui se déplace en fauteuil, a une mobilité moins réduite. Ces lieux sont gais, lumineux. Pour nos enfants, c’est très valorisant et dynamisant d’évoluer dans une structure de cette qualité ».

Lors de l’inauguration, ce n’était pas prévu mais Morgane, 18 ans, représentante des enfants au conseil de vie sociale, a tenu à prendre la parole : « Les locaux sont très beaux et maintenant ce lieu est adapté à notre handicap. » Quelques mots qui résument toute la réussite de cette opération de rénovation.

Nathalie Auphant

Zoom

Appel aux dons

Le projet de rénovation du site de Montaury est loin d’être fini, l’Institut Médico-éducatif n’est que la première étape. C’est maintenant au tour des parties thérapeutique, administrative, salle polyvalente et école de retrouver des couleurs. Cette longue rénovation est le plus gros chantier que la Croix-Rouge française conduit actuellement. Elle est programmée pour durer jusqu’à fin 2013 et il reste encore des financements à trouver, notamment pour reconstruire un hôpital de jour sur la partie sanitaire. Le coût s’élève à 11 millions d’euros.
C’est pourquoi, pour la première fois dans le Gard, la Croix-Rouge française se tourne vers les acteurs économiques et les chefs d’entreprise pour s’associer à ce projet. Si vous souhaitez participer à l’avenir de ces enfants en situation de handicap, vous pouvez contacter Karine Legros ou Soizic Fabre-Falret.

Zoom

Des travaux de rénovation gigantesques

Ce projet de rénovation – le plus important de la Croix-Rouge française à ce jour, soit 11 millions d’euros - a été rendu possible grâce au soutien et à la collaboration étroite avec la ville de Nîmes, le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ainsi le Conseil Général, propriétaire du terrain sur lequel est construit l’établissement a prolongé son bail emphytéotique jusqu’à sa durée maximale de 99 ans. La ville de Nîmes s’est porté caution à 100% de l’emprunt contracté et l’Agence Régionale de Santé (ARS) a soutenu le projet à travers les demandes de financements auprès de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) et l’octroi de crédit destinés à l’investissement.
Merci à eux pour leur soutien.

Contacts

Karine Legros

Soizic Fabre-Falret

Chef de projets
01.44.43.11.30