JMPS 2013 : accidents de la route, avons-nous les bons réflexes ?

JMPS 2013 : accidents de la route, avons-nous les bons réflexes ?
Publié le 02/09/2013

La sécurité sur les routes suscite toutes les attentions et la mise en place régulière de nouveaux moyens de contrôle et de sanction pour faire baisser encore la mortalité. Si toutes ces mesures permettent d’éviter de plus en plus d’accidents, en revanche une fois que l’accident survient, les Français savent-ils comment réagir, connaissent-ils les gestes qui permettent de secourir les victimes et surtout d’éviter le sur-accident ?

Selon une étude réalisée par l’institut Opinion Way*, la plupart des Français ne sauraient pas quoi faire s’ils étaient victimes ou témoins d’un accident de la route. Conscients de leur méconnaissance, ils se disent favorables, à la quasi-unanimité (98 %), à la mise en place d’une formation obligatoire des gestes qui sauvent lors du passage du permis de conduire, comme c’est le cas dans d’autres pays européens. 

Les Français connaissent mal les gestes à effectuer pour donner l’alerte et sécuriser les lieux de l’accident 

En ce qui concerne les modalités d’alerte des secours, 74 % des personnes interrogées appelleraient les secours de leur téléphone portable au lieu de privilégier une borne d’appel d’urgence qui permet de localiser immédiatement le lieu de l’accident sur autoroute.

Alors que 97 % des Français déclarent posséder un triangle, ils sont très peu nombreux à savoir l’utiliser. En effet, plus de 50 % des Français ignorent la distance réglementaire pour placer le triangle de pré-signalisation sur une route, à savoir à plus de 30 mètres du véhicule accidenté ou en panne et seulement 7 % des personnes interrogées savent qu’il ne faut pas placer le triangle de pré-signalisation sur autoroute. 

Les Français souhaitent quasi unanimement être formés aux secours en cas d’accident de la route

En effet, 91 % des personnes interrogées jugent important de connaître les gestes de premiers secours adaptés aux accidents de la route et 98 % se disent même favorables à la mise en place d’une formation obligatoire aux gestes de premiers secours lors du passage du permis de conduire. 

Le samedi 14 septembre, la Journée Mondiale des Premiers Secours (JMPS) aura pour thème « Se former aux gestes qui sauvent en cas d’accident de la route »  

Plus que jamais engagée dans la prévention des risques, la Croix-Rouge française a décidé de placer la JMPS 2013 sous le thème : « Se former aux gestes qui sauvent en cas d’accident de la route».

Malgré les améliorations spectaculaires des dernières années, l’accidentalité routière demeure cependant un véritable problème de santé publique : 3 963 morts et 81 251 blessés en 2011 selon le recueil de l’Observatoire Interministériel à la Sécurité Routière et elle reste la première cause de mortalité des 5 à 29 ans.

La plupart des accidents graves se produisent sur le réseau secondaire. L’intervention des services de secours professionnels y est par conséquent souvent retardée. Les témoins d’un accident sont donc le plus souvent les premiers à pouvoir réagir.

Par ailleurs, les usagers de la route formés aux gestes qui sauvent ont une attitude beaucoup plus préventive et citoyenne au volant ; pour eux, les accidents sont moins nombreux.

Dans ce contexte et dans le cadre de l’engagement de la Croix-Rouge française autour de la prévention des risques, la JMPS 2013 visera à sensibiliser le grand public à la préparation aux risques et aux gestes des premiers secours en cas d’accident de la route.

Ainsi en France comme dans la plupart des 188 pays dotés d’une société Croix-Rouge ou Croissant-Rouge à travers le monde, les bénévoles de la Croix-Rouge française vont aller à la rencontre du public pour proposer des initiations aux gestes qui sauvent et des animations autour de la prévention des accidents et des gestes à effectuer en cas d’accident de la route.

Découvrez les villes participantes et les animations prévues près de chez vous en cliquant ici.


Etude Opinion Way réalisée le 4 et le 5 septembre auprès d’un échantillon de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans en France.