En substance, la Croix-Rouge japonaise distingue les fonds qu’elle a reçus en direct (collectés au Japon ou ailleurs, via notamment des entreprises françaises qui lui ont versé directement de l’argent) de ceux apportés par les Sociétés nationales partenaires. Le premier groupe de dons représente aujourd’hui 2,6 milliards d’euros contre 263 millions d’euros en provenance du Mouvement Croix-Rouge et Croissant-Rouge.
Les 2,6 milliards d’euros seront en majorité utilisés via le fonds gouvernemental de redistribution (représenté au niveau de chaque préfecture), pour apporter une aide en numéraire aux victimes de la catastrophe, y compris celles des conséquences de la menace nucléaire. Une nomenclature précise des situations a été ébauchée (voir encadré) et devrait encore évoluer.
Répartis entre sept pôles d’action, les 263 millions d’euros sont utilisés pour financer un programme plus spécifique : le « recovery plan ». Chaque sous-projet s’est ainsi vu attribuer un pourcentage du budget global qui permettra de couvrir une grande partie des besoins de la phase de post-urgence.
La distribution de l’aide d'urgence (2%), la réponse médicale d’urgence et le déploiement du soutien psychosocial (2%), menés au cours des premières semaines suivant le tsunami sont maintenant achevées.
Les cinq autres pôles d’intervention sont toujours en cours et concernent :
Sur l’ensemble de ces projets, la Croix-Rouge française contribue indirectement à hauteur de 5% du montant total versé.
La Croix-Rouge japonaise reste aujourd’hui le plus actif des opérateurs de secours et de réhabilitation sur le terrain, avec près de 60.000 membres et 2 millions de volontaires mobilisés. Un engagement qui se double d’une conscience profonde de l’importance de la mobilisation du Mouvement, comme l’a rappelé le président de la Croix-Rouge japonaise, Tadateru Konoé, en évoquant le « sentiment d’acteur global, unique en son genre, pouvant répondre de manière coordonnée et efficace, à une catastrophe certes localisée, mais dont les effets sont mondiaux ».
Début mai, à Tokyo, les représentants des Sociétés nationales partenaires (dont la Croix-Rouge française) ont participé à une réunion durant laquelle la Croix-Rouge japonaise a présenté en détail les actions menées. Elle a par ailleurs élaboré un cadre permettant aux Sociétés sœurs de rendre des comptes précis à leurs donateurs respectifs.
Enfin, une mise à jour des dons reçus par la Croix-Rouge japonaise en provenance du réseau Croix-Rouge/Croissant-Rouge sera effectuée et communiquée tous les 3 mois aux Sociétés concernées. Le premier rapport général sera produit en septembre tandis qu’un audit indépendant sera commandé par la Société nationale nippone en fin de projet.
Les dons nationaux sont gérés par un « Comité de versement des subventions » (composé de représentants des préfectures touchées, des organes médiatiques et autres organismes de la Croix-Rouge japonaise). C’est cette entité qui redistribue une aide en espèces aux victimes.
Les montants et modalités de distribution sont définis par des critères précis :
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Séisme de l’Est du Japon (11 mars 2011) |
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| Echelle |
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| Tsunami | A frappé la majeure partie de la côte Pacifique |
| Morts/Disparus | 25.681 |
| Blessés | 5.278 |
| Evacués | 127.076 |
| Maisons détruites ou endommagées | 107.590 |
| Zones touchées | 21 préfectures sur 47 |
| Caractéristiques |
Le séisme a déclenché un tsunami destructeur qui a frappé une large partie de la côte orientale du Japon. La plupart des décès et des disparitions sont la conséquence du tsunami. De même que la plupart des destructions sont liées à ce phénomène, plus qu’au séisme. |