Deux situations différentes qui ont nécessité l’intervention de la Croix-Rouge, auxiliaire des pouvoirs publics, dans la chaîne de rapatriement de plus de 600 personnes au total.
De l’évaluation des besoins à l’accueil des personnes à Roissy, l’organisation d’un rapatriement ne s’improvise pas, c’est pourquoi les services de l’Etat ont fait appel à la Croix-Rouge, rompue à ce type d’interventions. Des opérations qui ont impliqué les équipes de l’Urgence et du secourisme, et l’ouverture du centre opérationnel.
Pour ce faire, 25 bénévoles pour le premier retour et 39 bénévoles pour le deuxième ont été mobilisés à Roissy, 2 volontaires dépêchés à Bombay (départ le 27 novembre, retour le 29) 4 volontaires en Thaïlande (départ le 1er décembre, retour le 3), auxquels il convient d’ajouter 6 volontaires au total détachés 24 heures sur 24 au Ministère des affaires étrangères pour assurer la permanence de la cellule téléphonique afin de répondre aux éventuelles demandes et offrir un soutien psychologique aux familles des victimes, si nécessaire.
Depuis le lieu de départ, dans l’avion et jusqu’à la sortie de l’aéroport de Roissy, le rôle des volontaires de la Croix-Rouge était multiple : accompagner et être à l’écoute des personnes, les rassurer, les orienter vers les services compétents, prendre en compte la « bobologie » ou assister les équipes médicales présentes pour des soins plus conséquents...
En Thaïlande, l’ambiance était plutôt décontractée, car à part une attente prolongée, les touristes français n’avaient pas subi de traumatismes. Reste que sur les 513 personnes rapatriées, 110 ont été identifiées comme malades ou à cours de traitement, de la gastroentérite à des pathologies chroniques plus sévères type diabète ou problèmes cardiaques.
En Inde, a contrario, il s’agissait de ramener en France 94 personnes touchées par les attentats, blessées ou très affectées psychologiquement. 10 personnes blessées plus gravement, intransportables, ont dû être rapatriées par un autre avion sanitaire.