17/03/2010
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Simulation de catastrophe en Midi-Pyrénées

Un coordinateur au travail
Et si c’était vrai ? Le 13 mars était organisé un exercice de simulation de catastrophe dans l’arrière pays toulousain. Tous les bénévoles de la région étaient mobilisés.

Une catastrophe est si vite arrivée… Y êtes-vous préparé ? Comment vous protéger, protéger votre entourage ? Quels réflexes avoir ? La simulation de catastrophe organisée le 13 mars près de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) était destinée à tester les compétences et connaissances de chaque participant en situation de crise.

Un exercice grandeur nature, qui a mobilisé plus de 200 participants venus de toute la région
Un exercice grandeur nature, qui a mobilisé plus de 200 participants venus de toute la région


Le scénario était le suivant : de fortes précipitations ont provoqué la formation d'un barrage naturel composé de débris végétaux sur la Neste d’Aure, à une vingtaine de kilomètres de Tarbes. Le barrage, de plus de huit mètres de haut, menace les localités en aval. La préfecture décide de déplacer préventivement les populations vivant le long du cours d’eau. Vous n’avez pas eu cette information dans les journaux ? Normal, ce scénario est sorti tout droit de l’imagination des bénévoles de la Croix-Rouge française, organisateurs de cet exercice grandeur nature...

Le pont est menacé ainsi que tous les habitants le long de la Neste d’Aure
Le pont est menacé ainsi que tous les habitants le long de la Neste d’Aure


Ce type de manœuvre a lieu régulièrement dans le réseau Croix-Rouge, afin de recycler les compétences des bénévoles en cas de catastrophe. La particularité de celle-ci, c’est qu’elle s’est effectuée à un échelon régional. 180 bénévoles de tous les départements de Midi-Pyrénées sont arrivés très tôt le matin pour l’exercice, proche de la réalité. Il faut tout d’abord envoyer des « éclaireurs » pour faire une évaluation de la situation et du nombre de personnes touchées. Une fois l’évacuation faite, la Croix-Rouge se charge de l’accueil et de l’hébergement des sinistrés et des impliqués dans un gymnase.

Evacuation d'un blessé grave près de la rivière
Evacuation d'un blessé grave près de la rivière


L’après-midi a été consacré à la post-urgence. Un bâtiment situé dans un camp militaire a été badigeonné de boue pour permettre aux volontaires de s’exercer à nettoyer les habitations (beaucoup de participants ont fait l’expérience réelle de ce type d’opérations lors des récentes inondations en Vendée et en Charente-Maritime), alors que le travail de soutien psychologique s’effectue en parallèle.

Exercice de nettoyage des habitations
Exercice de nettoyage des habitations


Afin de pouvoir distribuer rapidement des aides financières aux sinistrés, des bénévoles évaluent la situation de chacun d’entre eux. Évidemment, tout au long du dispositif, des équipes participent aux missions de premiers secours auprès des victimes.

Soutien psychologique auprès d'une victime
Soutien psychologique auprès d'une victime

Témoignages d’habitants dans le rôle des sinistrés

Enrôlés pour jouer les victimes des inondations, les habitants de la région ont pris conscience de leur manque de préparation dans ce type de situation.

Les habitants de la région jouent les victimes des inondations
Les habitants de la région jouent les victimes des inondations


Philippe, 50 ans : « Il faut aider et participer à de tels exercices. Je sais que ce scénario s’est réellement produit il y a quelques années et je ne saurais pas quoi faire si ça arrivait de nouveau ».

Brigitte, une habitante de Lortet : « Hormis grimper sur quelque chose pour échapper à l’eau, je ne saurais pas quoi faire, surtout que la rivière coule juste sous mes fenêtres ! »

Gérard, un habitant de Lannemezan : « Il faut être citoyen et se préparer à ces situations de crises. L’eau me fait peur et avec le stress, je suis sûr que je n’aurais pas les bons réflexes … »

Une implication citoyenne

La Croix-Rouge a profité de l’occasion pour lancer la constitution des Corps de réserve de l’urgence en Midi-Pyrénées. Ancien membre de la Croix-Rouge, retraité, étudiant… tout citoyen responsable et soucieux des autres peut rejoindre le corps de réserve d’urgence de la Croix-Rouge française. Comment ? Tout réserviste suivra une formation initiale de deux jours. Encadré par des bénévoles expérimentés, il se verra confier, en cas de mobilisation, une mission auprès des populations sinistrées : accueil, accompagnement, soutien psychologique ou évaluation des situations des personnes sinistrées.

« En France, nous avons la culture du « ça n’arrive qu’aux autres », souligne le Lieutenant Colonel Hervé Jacquin. « Chaque famille doit se préparer à une situation de catastrophe, ce n’est pas l’apanage des zones à risque. ».

Sur ce constat, la Croix-Rouge française lance également une initiation d’une heure pour sensibiliser les populations aux catastrophes. L’objectif est de se préparer aux situations d’urgence, à déchiffrer une alerte, à la relayer autour, à connaître la conduite à tenir…Cela s’appelle de l’autoprotection : se protéger soi et son entourage.

Zoom

Vous êtes formé à intervenir

Vous êtes formé à intervenir

Que vous soyez initié ou non au secourisme, vous pouvez intégrer le corps de réserve de l’urgence. Une formation de 2 jours vous permettra de découvrir les enjeux d’une situation d’urgence, les actions à mettre en place et les gestes à connaître.
La formation initiale des réservistes se compose de 4 modules :

  • Initiation aux premiers secours : accomplir les gestes de premiers secours destinés à sauver la vie d’une victime.
  • Initiation à la situation d’exception : être en mesure d’intervenir au sein d’une équipe, en toute sécurité, en situation d’urgence.
  • Sensibilisation au soutien psychologique : prendre conscience de la dimension humaine des missions de la Croix-Rouge française.
  • Connaissance de la Croix-Rouge française : partager et diffuser les valeurs et principes de l’association.

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