Depuis les attentats, plus d’un français sur deux est inquiet des risques qui l’entourent

Publié le 10/11/2016

« Samedi qui sauve » : 12 novembre 2016 : un an après les attentats, plus de 55% des français craignent d’être confrontés à un risque les mettant en danger selon la toute récente étude Ifop réalisée pour la Croix-Rouge française. Ils n’étaient que 38% il y a 6 ans.

En 2010, lors d’une enquête Ifop pour la Croix-Rouge française, seule un peu plus d’une personne sur trois (38%) se disait inquiète d’être confrontée, dans sa vie de tous les jours, à un risque la mettant en danger et la plus grande préoccupation restait l’accident de la vie courante.

Six ans plus tard, 1 an après les attentats de Paris, ils sont 55%, soit plus d’un Français sur deux qui expriment leurs craintes par rapport aux risques potentiels auxquels ils sont exposés dans leur quotidien. Et pour 70% de ces personnes ce sont les attentats de 2015 et 2016 qui ont amplifié ce sentiment.

Et si 66% des français se sentent bien sensibilisés sur les risques d’accidents domestiques, ils sont à peine plus d’un tiers (35%) à être bien informés sur l’attitude à adopter en cas de situation d’exception, tels que les attentats, les prises d’otages ou les explosions.

Cette enquête laisse clairement apparaître que ce ne sont pas les risques auxquels les français craignent le plus d’être exposés qui sont ceux pour lesquels ils savent le mieux agir. Et ce décalage est encore plus net en cas de situations d’exception. En effet, si les Français ont particulièrement conscience d’y être désormais exposés, au même titre que l’arrêt cardiaque, il s’agit pourtant de la situation face à laquelle ils sont les moins nombreux à savoir comment réagir (21%).

Et pour savoir comment réagir,  les français qui n’ont pas suivi de formation restent toujours convaincus à 70% d’en avoir besoin. Pourtant, ils ne sont que 22% à envisager prochainement une formation !

Cette étude Ifop menée à l’initiative de la Croix-Rouge française montre toute la nécessité de sensibiliser le plus grand nombre aux gestes et comportements qui sauvent et confirme toute la légitimité de la Grande cause nationale 2016.

* Étude réalisée du 27 au 28 octobre 2016 par interviews téléphoniques, sur un échantillon de 1050  personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle) après stratification par régions et catégories d’agglomération.Samedi 12 novembre 2016 : des initiations aux gestes et comportements qui sauvent partout en France

Dans le cadre de la grande campagne « Adoptons les comportements qui sauvent », label Grande Cause nationale 2016, portée par les Sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge française et la Protection civile, des sessions de 2h gratuites et ouvertes à tous seront organisées le 12 novembre prochain à l’occasion du « Samedi qui sauve ». Objectif : initier le plus grand nombre aux gestes qui sauvent et leur apprendre quelques-uns des gestes essentiels : alerter les secours, masser, défibriller, poser un garrot et traiter les hémorragies.

A Paris : rendez-vous samedi 12 novembre
au Forum des Halles de 10h à 20h au niveau -1 de la Canopée.
Une trentaine de secouristes bénévoles de la Croix-Rouge française proposera
à chacun de s’initier aux gestes qui sauvent.

Et dans toute la France, il suffit de contacter l’antenne locale des Sapeurs-pompiers, de la Croix-Rouge ou de la Protection Civile.
www.comportementsquisauvent.fr - rubrique « je me forme ».

« Adoptons les comportements qui sauvent » : label Grande cause nationale 2016

En mai dernier, le gouvernement a attribué le label Grande cause nationale 2016 au projet « Adoptons les comportements qui sauvent », porté par les trois acteurs associatifs majeurs de la prévention et de l’action de secours : la Croix-Rouge française, les Sapeurs-pompiers de France et la Protection Civile.

Au quotidien, les risques qui nous entourent sont nombreux. Malaise, chute, coupure, brûlure, étouffement, arrêt cardiaque, etc. ; et des risques plus exceptionnels : tempête, inondation, attentat, etc. Connaitre les bons comportements peut sauver des vies.

Adopter les comportements qui sauvent, c’est être acteur de sa propre sécurité et de celle de ses proches : savoir éviter les dangers, réagir de façon adaptée face à une menace, connaître les bons réflexes et les bons gestes pour ne pas être démuni face à l’urgence, quelle qu’elle soit.