Les haltes répit-détente Alzheimer

Halte répit-détente Alzheimer

La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui 880 000 personnes en France et ce chiffre ne cesse de progresser. Pour faire face à ce défi, notre association a créé un dispositif innovant, qui propose des activités adaptées aux personnes malades et permet aux aidants de prendre du temps pour eux.

La maladie d’Alzheimer, un enjeu de santé publique

La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui près de 900 000 personnes en France et ne cesse de progresser, accentuée par le phénomène de vieillissement de la population. Un drame pour les familles qui voient leur quotidien totalement bouleversé : la personne atteinte, qui perd peu à peu son autonomie, nécessite en effet un accompagnement de tous les instants.


La Croix-Rouge française a souhaité prendre part à ce défi en créant un service innovant, à vocation humaine et sociale : les haltes répit-détente Alzheimer. Ces lieux d’accueil non médicalisés proposent des activités adaptées aux personnes malades et permettent aux aidants de prendre du temps pour eux. Une prise de relais temporaire centrée sur l’écoute et le partage, pour maintenir un lien social, malheureusement trop souvent altéré par la maladie et rompre le face à face exclusif entre l’aidant et l’aidé.


Les HRDA : une approche humaine d’encadrement et d’écoute

Offrir des lieux de détente pour les malades et de répit pour leurs proches : une ambition portée par les bénévoles de la Croix-Rouge.

 Parce que l’accueil et l’accompagnement des personnes malades comme de leur famille représente un enjeu central dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, la Croix-Rouge française a décidé d’apporter un véritable soutien aux aidants et un temps de détente aux personnes aidées. Pour ce faire, elle développe depuis 2006 un réseau de haltes répit-détente Alzheimer (HRDA) : 23 sont actuellement en activité et une trentaine en projet. On compte plus de 280 bénévoles engagés dans les HRDA.


A travers ces lieux d’accueil d’une ou plusieurs demi-journées, qui permettent aux bénéficiaires et à leurs proches de conserver ou retrouver une vie sociale, la Croix-Rouge française souhaite « préserver le bien-être et la qualité de vie des personnes âgées en situation de dépendance et de leurs aidants, en proposant un ensemble de dispositifs adaptés, dans le respect de leur choix et de leur dignité, jusqu’à la fin de la vie. » (Plan d’action national 2011-2015).


hrda-large

Un dispositif innovant complémentaire avec l’offre d’accompagnement de la maladie d’Alzheimer

Les HRDA de la Croix-Rouge française interviennent en complément des structures spécialisées puisqu’il s’agit de lieux d’accueil non médicalisés, ouverts une à deux demi-journées par semaine, dans des locaux adaptés aux personnes âgées dépendantes.


Elles accueillent des personnes atteintes de difficultés cognitives (maladie d’Alzheimer ou apparentée), dont la maladie n’est pas à un stade trop avancé. Elles ne peuvent donc pas accueillir des personnes ayant besoin de recevoir un traitement médical ou de faire l’objet d’un suivi particulier.


Témoignage de Gérard Meurger

hrda-temoignage-gerard-meurger

" [...] Après ma période d'isolement social, j'ai découvert dans cette structure des aidants comme moi avec qui j'ai pu échanger sur nos vies respectives. J'ai pu mesurer la misère de certains... Les bénévoles sont des vecteurs de lien social essentiel pour tous les gens de France et d’ailleurs qui sont dans le malheur ou la difficulté. Tout à coup nous n'étions plus seuls au monde, nous étions écoutés, compris, notre douleur mesurée. Quel soulagement pour nous tous. Tous les bénévoles s'y sont mis. Chacun avec son expérience, son dévouement et sa bonne volonté. Et puis avec les bénévoles, nous avons reçu des conseils de comportement envers nos malades, de compréhension de la maladie et de préparation à une éventuelle séparation bien que je m'y refuse encore aujourd’hui.

Je n'oublierai jamais, quoiqu'il arrive par la suite, le visage rayonnant de mon épouse quand elle me voyait arriver vers 17 heures à la Halte et qu'elle s'écriait à la cantonade " C'est mon mari ! " et à ce moment les bénévoles, tous les bénévoles, applaudissaient à notre moment de bonheur retrouvé, même pour un instant. [...]"

Télécharger le témoignage complet.