60.200 déportés rapatriés

Publié le 06/05/2004

L'action des conductrices ambulancières de la Croix-Rouge Française

Le monde commémore aujourd’hui le soixantième anniversaire de la libération du plus grand camp d’extermination nazi, Auschwitz. Si la date du 27 janvier pose la fin de l’horreur pour les survivants de ce lieu, l’année 1945 toute entière est celle de la fin du cauchemar pour les rescapés de tous les camps. Enfin libérés, la période de leur rapatriement se pose comme une transition, un retour à la vie.


conductrices

Les 226 conductrices ambulancières de la Croix-Rouge Française ont rapatrié en France 60.200 déportés des camps de la mort. Ces jeunes femmes n'étaient pas préparées à affronter l'horreur des camps, pourtant elles ont assuré sans faillir leur mission.


Les sections des conductrices ambulancières de la Croix-Rouge Française, formations créées en 1939, font partie des missions de rapatriement. En convois, elles suivent les armées alliées dans la libération des camps jusqu’en Tchécoslovaquie.
Elles iront à Auschwitz, Dachau, Buchenwald et tant d’autres, affronter l’horreur des camps. Ces femmes, toutes volontaires, sont souvent à peine majeures.


Leur mission consiste à prendre en charge les déportés les plus touchés, ceux qui n’ont plus la force de se tenir debout, trop marqués dans leur chair et dans leur âme. Durant des mois, les ambulances Austin de la Croix-Rouge Française vont ainsi faire des allers-retours de plusieurs centaines de kilomètres par jour entre les camps et les points de ralliement sanitaires, les gares où les trains SIPEG (trains d'assistance et de service international de protection contre les évènements de la guerre) attendent les blessés, les aéroports.


De là également, d’autres ambulances prennent le relais. Les malades sont transférés vers des centres de soins, et notamment les sanatorium de la Forêt Noire, pour reprendre vie. Il leur faudra parfois des années pour se reconstruire physiquement, et plus encore moralement.

 

  • Voir aussi le site du CICR