Marie, 20 ans, étudiante : « Quand j’ai connu les distributions de la Croix-Rouge ça m’a apporté un certain réconfort »

Marie, 20 ans, étudiante : « Quand j’ai connu les distributions de la Croix-Rouge ça m’a apporté un certain réconfort »
Publié le 15/12/2021

A 20 ans, Marie est en deuxième année de sociologie à Tours. Elle doit subvenir seule à ses besoins, alors que sa situation est complexe puisqu’elle ne perçoit pas d’aide au logement et n’a pas réussi à trouver de job étudiant. C’est avec un emprunt bancaire qu’elle a dû débuter sa vie étudiante. « Au début du mois, j’ai 100 € en tout sur mon compte. Je garde 70 € pour la nourriture du mois, et 30 € pour les petits à-côtés. » Pour autant, Marie finit souvent à découvert dans le mois et ne parvient pas à se nourrir à sa faim. 

Une rencontre décisive avec les bénévoles de la Croix-Rouge 

Fin septembre 2020, Marie entend parler des distributions alimentaires alors qu’elle se trouve dans son université. Elle décide alors de se rendre au camion réfrigéré de l’épicerie solidaire Croix-Rouge qui se gare un mardi sur deux à côté de l’université, accompagnée d’une amie. Pour seulement 4€, elle repart avec un sac rempli de denrées alimentaires : des fruits, des légumes, des produits laitiers, de la viande ou encore de l’épicerie. « J’ai pu avoir accès à des produits que je ne pouvais pas acheter au supermarché ». 

La distribution attire de nombreux étudiants comme Marie. Outre une aide alimentaire, elle y trouve aussi du soutien et parle de son quotidien, notamment avec Olivier, retraité depuis peu, qui dédie ses mardis à l’aide auprès des étudiants qui sont dans le même cas que Marie. 

« Ça nous a beaucoup apporté toute l’année »

Grâce à la relation de confiance qui s’est créée avec les bénévoles présents, elle finit par apporter son soutien durant la distribution : « On n’est pas tout seuls, on s’entraide comme on peut ». Elle a retrouvé un lien social important. « Les bénévoles étaient très agréables, avec une relation presque amicale ». 

Toute l’année, Marie a ainsi pu se préparer des repas sains, avec un budget « mieux réparti, (pour) pouvoir se faire un peu plus plaisir à côté ». 

Loin d’être “une solution de dernier recours”, Marie s’est sentie encouragée à se rendre à la Croix-Rouge. « Nous c’était un sentiment d’espoir et pas du tout de honte ».  

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