Témoignage de Patrick Fuller au Japon

Patrick Fuller
Publié le 18/03/2011

Tout au long de la côte, les gens continuent à sortir des décombres. Certains ont été bloqués dans leurs maisons, entouré par les lacs d'eau de mer que le retrait du tsunami a laissé derrière lui. Les histoires rapportées par les équipes médicales témoignent de l'énormité de ce désastre...

Dans certaines régions, le tsunami a tout détruit sur son passage - les équipes ne s’aventurent au nord-est de la ville car ils savent qu'il n'y a eu aucun survivant.

Beaucoup de blessés sont victimes de brûlures car leurs maisons ont pris feu lorsque le diesel des bateaux de pêche a enflammé la masse de débris amenée à l’intérieur des terres par le raz-de-marée. Dans l’une des zones, les habitants ont maintenant trop peur de rester dans leurs maisons la nuit à cause des répliques fréquentes et la crainte d'un autre tsunami. Au lieu de cela, ils dorment dans leurs voitures sur le deuxième étage d'un parking.

Certaines des personnes grièvement blessées à l'hôpital, sont celles qui ont été balayées par le tsunami. Ils sont sur une civière avec des blessures internes et des blessures graves. D'autres sont menacés de pneumonie ayant inhalé de grandes quantités d'eau de mer contaminés.

Des centaines de membres du personnel médical de la Croix-Rouge sont venus de tout le Japon afin de prêter main-forte à l’hôpital, par des rotations de quatre jours. Mais alors que le moral est élevé, les fournitures médicales, elles, diminuent, et sans électricité et avec des problèmes à trouver carburant pour faire fonctionner le générateur de l'hôpital, les conditions restent difficiles.

Dans les prochains jours, les efforts de recherche et de sauvetage seront orientés vers la recherche des corps, qui jonchent le littoral dévasté. L'hôpital est en train de mettre en place une tente spéciale pour stocker les corps et aider le processus d'identification.

En plus de fournir des articles de secours de base, telles que des couvertures aux sinistrés, la Croix-Rouge japonaise a déployé plus de 80 équipes médicales, qui sont basées dans les hôpitaux qui reçoivent les malades et les blessés. Les équipes ont monté des cliniques mobiles pour fournir des soins aux milliers de personnes déplacées par le séisme et le tsunami.

Par Patrick Fuller, responsable de la communication FICR Asie et Pacifique, à Ishinomaki, Japon