"La prison, c'est pas automatique !"

Publié le 13/11/2007
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Le Groupe national de concertation prison (GNCP), collectif rassemblant une dizaine d’associations et aumôneries de prisons, lance les "Journées nationales prison". A cette occasion, de nombreuses manifestations se tiendront partout en France du 19 au 25 novembre pour informer le grand public sur la réalité du milieu carcéral.

Ces évènements visent principalement à sensibiliser nos concitoyens sur les problèmes que peuvent engendrer les peines de prison aujourd’hui en France. Les Journées nationales prison affichent donc un double objectif ambitieux : modifier progressivement le regard de la société sur les prisons et contribuer à changer les comportements vis-à-vis des personnes condamnées.

Intitulées "La prison, c’est pas automatique !", ces journées nationales reprennent volontairement le slogan de l’assurance maladie "Les antibiotiques, c’est pas automatique !". Elles invitent chaque citoyen à s’interroger sur la question de l’enfermement comme seule réponse à la délinquance. Il s’avère que la prison est fréquemment inadaptée pour traiter la délinquance et éviter la récidive. Si elle permet de protéger la société à court terme, sur le long terme, le remède peut s’avérer pire que le mal.

L’évènement national

Le célèbre pianiste argentin Miguel Angel Estrella, lui-même emprisonné entre 1977 et 1980 en Uruguay pour ses idées et sa résistance aux dictatures militaires qui sévissaient alors en Amérique latine, a souhaité parrainer cette 14ème édition des Journées nationales prison. Pour l’occasion, il donnera un concert privé le lundi 19 novembre à 20h00 au Studio Raspail, 216 boulevard Raspail à Paris. Ce récital de piano sera suivi d’un débat sur le thème de la prison, avec la participation de Miguel Angel Estrella, Guy Aurenche - avocat à la Cour d’appel de Paris, et Philippe Marchand - ancien ministre, conseiller d’Etat et membre de la Commission nationale de déontologie et de sécurité.

A l’aube de l’élaboration de la loi pénitentiaire, un constat s’impose : la prison n’a pas les moyens de remplir sa mission de réinsertion. Le problème de la surpopulation pénale gangrène le système pénitentiaire au point de faire oublier les progrès réalisés par l’administration pénitentiaire. Quel est alors l’intérêt pour la société de continuer à remplir toujours plus les prisons, sans pour autant s’assurer qu’elles puissent véritablement remplir leur rôle ?

Rendez-vous partout en France du 19 au 25 novembre, autour d’animations telles que des soirées ciné-débat, cafés philo, expositions d’oeuvres de personnes détenues,... ouvertes à tous et gratuites. Une façon originale de prendre conscience du combat que mènent les associations pour favoriser l’insertion et donc, lutter contre la récidive.

Le Groupe national de concertation prison

Le Groupe national de concertation prison réunit, depuis maintenant plus de dix ans, les représentants nationaux d’associations et des aumôneries de prison, afin d’échanger sur un certain nombre de préoccupations communes autour de l’univers carcéral. Fort de la diversité et de l’action de terrain de ses membres sur l’ensemble de la France, le GNCP approfondit certains sujets d’actualité dans le but de mener une action citoyenne commune relayée à l’échelon local par l’ensemble de ses réseaux. Il regroupe :