La phase de première urgence

Un membre de la Croix-Rouge japonaise à l'écoute d'une personne sinistrée
Publié le 07/03/2012

Un an après, tout le monde s’accorde à dire que la Croix-Rouge japonaise a su gérer la crise avec efficacité et professionnalisme...

En dépit de l’ampleur de la catastrophe, les actions menées sur le terrain aussi bien que l’organisation des secours ont été très efficaces.
Parallèlement à la mobilisation des volontaires auprès des personnes sinistrées, la Croix-Rouge japonaise a mis en place, dès la phase d’urgence, deux modes opératoires destinés à répartir les fonds collectés – 3,52 milliards d’euros, dont 3 milliards en provenance du Japon et 528 millions d’euros des Sociétés nationales Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (promesses de dons) – de manière stratégique.

Traditionnellement, la Croix-Rouge japonaise distribue une aide financière en espèces aux personnes victimes de catastrophes. Ce modèle a été reproduit ici pour distribuer l’argent collecté sur son territoire, via un comité de versement des subventions, en lien avec les municipalités et les préfectures. Les sommes envoyées par les Sociétés nationales Croix-Rouge et Croissant-Rouge (plus de 80 ont relayé l’appel à dons) ont, quant à elles, permis de financer le plan d’action global établi par la Croix-Rouge japonaise, divisé en douze programmes allant de l’urgence à la reconstruction.

La phase de première urgence

 

premiere urgence

La situation géographique du Japon, sa forte exposition aux catastrophes naturelles et son histoire ont bien sûr façonné la Croix-Rouge japonaise, son organisation, ses actions et sa capacité à répondre à des crises de grande envergure. Ainsi, le 11 mars 2011, dès les premières heures qui suivent la catastrophe, les volontaires mènent de front la distribution de l’aide de première urgence, l’évacuation et les soins aux blessés.
Pas moins de 580 équipes médicales sont mobilisées, soit plus de 3.000 infirmiers, médecins et personnels d’appui, afin d’assurer les services de premiers secours, de santé, d’assistance médicale et de soutien psychosocial dans les centres d’évacuation mis en place par les pouvoirs publics.

En quelques semaines, 125.000 couvertures, 26.000 colis contenant radios portables, lampes torche, serviettes de toilette, ainsi que 11.000 kits (composés de nattes, oreillers, masques pour les yeux et pantoufles) sont distribués à des centaines de milliers de personnes hébergées dans les centres d’urgence.