12. Pourquoi ne vous êtes-vous pas exprimé sur le sujet ?

Publié le 04/05/2006

Le président n’est pas la seule voix de l’association et n’a pas vocation à s’exprimer sur tous les sujets ! Il me semble même nécessaire d’inviter les élus à ne pas hésiter à prendre la parole, avec le soutien de la direction de la communication. La collégialité, c’est aussi cela ! Etant entendu que la clé de répartition des compétences en matière de communication n’a jamais varié : le président national ne s’exprime que sur les sujets qui vont au-delà d’enjeux locaux, lesquels doivent être traités au niveau du département.


En outre, pour ce qui relève du plan de sauvegarde de l’emploi, nous avons la volonté de poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux sans interférences extérieures. C’est d’ailleurs ce qui se passe depuis que les médias ont tourné leur attention vers d’autres sujets. Le climat médiatique était devenu passionnel et irrationnel, sans réelle volonté de comprendre les difficultés à résoudre et les responsabilités en jeu. Malgré une explication complète et détaillée donnée par le directeur général et la direction de la communication, seuls des arguments à charge ont été mis en avant par les médias. La tentation sensationnaliste l’a emporté sur l’examen rationnel du dossier. Il a suffi d’une phrase, d’une apostrophe pour mettre le feu aux poudres et voir défiler des titres imprécateurs dans la presse parisienne. Devant les excès de circonstance, aucun argument de fond n’a pu être entendu. On en a d’ailleurs eu la preuve.


Ce qui est paradoxal, c’est que dans le même temps la Croix-Rouge lance de nouvelles initiatives, ouvre ou prévoit d’ouvrir de nouveaux établissements (accueil temporaire pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, centres pour personnes handicapées, services pour personnes démunies ou âgées). Mais ces bonnes nouvelles n’ont pas suscité beaucoup d’attention. Comme si les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent décidément personne…