3. L’action internationale n’a-t-elle pas primé sur l’action nationale en 2005 ?

Publié le 04/05/2006

Personne ne peut nier que l’année a été exceptionnelle au plan international. D’abord, le tsunami a déclenché une opération de solidarité internationale sans précédent : notre dispositif s’est déployé dans cinq pays, nous avons été destinataires de près d’un tiers de la générosité des Français et nous avons eu à répondre à la pression importante que les médias ont mis sur ce sujet en 2005. Il y a eu, en outre, une succession de crises graves : la famine au Niger et en Afrique de l’ouest, une série d’ouragans en Amérique centrale et aux Etats-Unis dont l’ouragan Katrina et le terrible tremblement de terre au Pakistan.


Mais cette impression ne reflète pas la réalité quotidienne de la Croix-Rouge et de notre action. Pour l’international, ce sont 140 volontaires pour un budget global de 30 millions d’euros en 2005. Dans le même temps, pour l’action en France, en métropole et outre-mer, ce sont 50 000 bénévoles, 17 000 salariés et près de 750 millions d’euros. Je n’ai cessé d’aller à la rencontre de ce vivier depuis plus d’un an : 38 déplacements, des dizaines de milliers de kilomètres parcourus sur notre sol français.


L’action internationale participe au rayonnement de la Croix-Rouge française, il faut y veiller, mais notre vocation prioritaire et naturelle reste et restera, évidemment, l’action nationale.