6. La Croix-Rouge n’est-elle pas une association globalement riche ?

Publié le 04/05/2006

Il faut ôter cette idée de la tête des gens, puisque apparemment, elle a pu y germer ! Le propre des associations est de ne pas rechercher les bénéfices mais ne pas pouvoir non plus supporter les déficits. Chaque année, nous visons l’équilibre pour redistribuer au mieux, dans nos différentes actions, chaque euro qui nous est confié. C’est ce que nous faisons à la Croix-Rouge – par vocation. Nous y parvenons bon an, mal an. Il ne faut pas se tromper : les excédents globaux affichés en 2004 résultent d'éléments exceptionnels (opération Broussais, effets tsunami…) qui masquent un résultat courant à la limite de l'équilibre. Et quelques unités génèrent des pertes à hauteur de 5 millions d’euros par an environ, ce qui n’est évidemment pas supportable longtemps. Nous devons aussi assumer des dettes héritées d’un volume important de déficits passés (une cinquantaine de millions d’euros accumulés sur de nombreuses années).


Evidemment, l’extraordinaire générosité des Français à l’occasion du tsunami a pu donner l’impression que la Croix-Rouge avait soudain beaucoup d’argent ; mais, là non plus, pas d’erreur : tout cet argent est destiné et sera dépensé pour les victimes du tsunami ; il améliore provisoirement la seule trésorerie de l’association mais ne l’enrichit pas. Au total, nous sommes une association nécessairement rigoureuse dans sa gestion.