André, bénéficiaire de la Croix-Rouge française : “Ça arrive à tout le monde, nul n’est à l’abri”

André, bénéficiaire de la Croix-Rouge française : “Ça arrive à tout le monde, nul n’est à l’abri”
Publié le 15/12/2021

Marié et père de deux filles, André, 49 ans, avait une carrière stable ces 24 ans dernières années. Une vie ordinaire et agréable selon ses mots, rythmée de vacances et de virées en randonnées, “à l’abri du besoin”, jusqu’à ce que la crise Covid bouscule sa situation. Aujourd’hui, les bénévoles de l’unité locale de Lille l’aident jusqu’à ce qu’il puisse retrouver une stabilité.

Un retour à Lille et le début des difficultés

Début 2021, André déménage et part s’installer à Lille, où sa famille et lui ont des repères. Malheureusement au plus fort de la crise sanitaire, il ne rencontre pas les opportunités de travail qu’il imaginait, malgré sa détermination. 

Ses amis et proches parviennent à l’aider financièrement, mais ses économies fondent drastiquement. Il prend contact avec une assistante sociale qui l’oriente vers la Croix-Rouge à Lille où il fait la connaissance d’une équipe de bénévoles. 

Sans emploi, et donc sans rentrée d’argent, André exprime toute sa reconnaissance vis-à-vis de l’ensemble de l’équipe de Lille, qui a su être présente et lui apporter une aide aussi bien alimentaire que vestimentaire. 

Selon ses mots, sa situation est “un passage dans (sa) vie, (qui) n’est pas éternel”, puisqu’il continue de chercher un emploi. Il s’est lancé dans une reconversion professionnelle grâce à une formation! Son souhait ? “Une vie décente”, tout simplement, et en famille. 

“Je n’ai pas été épargné par la pandémie”

Une fois par mois, il se rend donc à l’unité locale de Lille où il vient chercher un panier de denrées alimentaires. Fruits et légumes, produits laitiers, épicerie, il trouve de quoi manger correctement et surtout une présence amicale, apportée par l’ensemble des équipes. En échange des services d’aide alimentaire et vestimentaire, il se dit heureux de donner une petite pièce, une contrepartie financière. 

Grâce au service d’aide vestimentaire, il peut continuer chaque jour à revêtir un costume, une habitude de sa vie passée. Plus qu’un soutien, c’est également un espoir de retrouver un travail, lui qui ne s’éloigne jamais de son but : “Il faut s’accrocher, il faut chercher encore, fournir plus d’efforts”.

Il décrit sa rencontre avec la Croix-Rouge comme une « très grande expérience, un enrichissement personnel ». Il s’agit d’une véritable leçon de vie et d’humilité : “On vit ce que les autres vivent”. Aujourd’hui, André s’accroche toujours et garde espoir, comme son poète préféré l’écrivait: “Je veux qu’il y ait du bleu au ciel”.