Olivier, retraité et bénévole à la Croix-Rouge : “la réussite c’est les échanges”

Olivier, retraité et bénévole à la Croix-Rouge : “la réussite c’est les échanges”
Publié le 25/11/2021

Jeune retraité après 30 ans en agence de communication, Olivier prend le chemin associatif à 60 ans. En charge de la communication de la Croix-Rouge française en Indre-et-Loire, il apporte aussi une aide précieuse dans la préparation des denrées alimentaires à destination des personnes que la Croix-Rouge accompagne. Devant la faculté des Tanneurs, il n’a d’ailleurs jamais raté une seule distribution depuis 14 mois ! Père de 3 enfants, Olivier a découvert la dure réalité de la précarité des étudiants.

« Une volonté d’aider, de rencontrer »

Chef d’entreprise pendant 30 ans, Olivier « n’avait pas le temps de s’occuper des autres ». Arrivé à l'âge de la retraite, il a décidé de consacrer son temps libre au monde associatif. Et c’est avec une vraie volonté d’aider qu’il a rejoint les rangs des bénévoles à la Croix-Rouge française. Parce qu’« au-delà du geste de donner de la nourriture, le plus important c’est d’échanger, de dialoguer, de rendre ces personnes plus heureuses ».

Il a donc très rapidement souhaité être sur le terrain, là où il côtoie des personnes dans des situations très difficiles. Un mardi sur deux, il laisse sa voiture au dépôt Croix-Rouge, à la périphérie de Tours, et monte à bord du camion de l’aide alimentaire, destination la Faculté des Tanneurs. Il y a un an, la Croix-Rouge est venue présenter ses actions dans un amphithéâtre rempli d’étudiants. Depuis, entre 60 et 80 étudiants font la queue pour récupérer des paniers de denrées alimentaires à chaque passage  de l’association.

Fruits et légumes, viandes et poissons, yaourts, conserves, huile, produits secs, de quoi permettre une alimentation saine et variée. A quelques mètres du camion réfrigéré, Annette, bénévole depuis quelques mois, distribue les fruits et légumes, et se fait toujours un plaisir de donner des recettes de cuisine sur des légumes oubliés.

Au-delà d’apporter une réponse alimentaire, Olivier propose son soutien et son écoute sans jamais juger. Le tout en prenant en compte le parcours de vie de chacun. « J’ai vu des jeunes se mettre à pleurer » constate Olivier. « Des jeunes qui ne voient jamais leurs parents, qui ne partent jamais en vacances ».

Une réalité qui a empiré avec la crise sanitaire

« Avec la Covid, beaucoup de jeunes ont perdu leurs petits boulots, et se sont retrouvés sans ressources ». A cause de la crise sanitaire, certains étaient au bord du chaos : Étudiants enfermés dans des studios minuscules, familles en proie à de graves difficultés financières, personnes âgées isolées…

En France, plus de 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 8 millions se trouvent en situation de précarité alimentaire, à l’image des étudiants qu’il aide.

En 2020, la Croix-Rouge française a enregistré une augmentation de 40 à 45 % des demandes d’aide alimentaire. Fait important, plus de 90 % de ses structures d’aide alimentaire ont observé l’arrivée de nouveaux publics, dont des étudiants (+23%).

Il y a donc urgence ! Les besoins augmentent et les stocks diminuent. Pour continuer de mener à bien leurs missions, Olivier et les bénévoles Croix-Rouge ont besoin de la générosité du grand public. C’est grâce aux dons qu’ils pourront aider les personnes accueillies à se nourrir.

Face à cette situation d’urgence économique et psychologique, Olivier continue de guider celles et ceux qui en ont besoin « vers des psychiatres, des médecins et des rencontres qui les ont quelque part sauvés ».