La défibrillation automatique se démocratise

défibrillation automatique
Publié le 24/10/2006

Après Montbard, plusieurs villes s'équipent en défibrillateurs. Du 5 au 15 octobre, la Croix-Rouge forme la population aux gestes de premiers secours avec l'utilisation de ces appareils.

Du 5 au 15 octobre, dans trois villes de France, la Croix-Rouge française forme le grand public aux gestes de premiers secours avec l'utilisation du défibrillateur automatique.
Plusieurs appareils vont en effet être installés dans ces villes. Après l'expérimentation menée à Montbard (Côte-d'Or) en 2004 et en 2005 la démocratisation de l'utilisation du défibrillateur se poursuit donc progressivement.

Il faut rappeler qu'avec un appareil de ce type dans chaque lieu public et des personnes formées aux premiers secours, des milliers de vies pourraient être sauvées chaque année. La Croix-Rouge française s'est résolument engagée pour permettre l'accès du public à cette technologie.

 

Ou et quand se former ?

A Villefranche-de-Rouergues (Aveyron) du 5 au 7 octobre. Une dizaine de défibrillateurs sont mis en place dans le canton de Villefranche. Contacter la délégation départementale

 

A Luçon (Vendée) du 12 au 14 octobre. Une dizaine d'appareils sont également installés dans la ville. Contacter la délégation départementale

 

Au Plan-de-Cuques (Bouches-du-Rhône) du 13 au 15 octobre. Cinq défibrillateurs sont mis en place dans la ville. Contacter la délégation départementale

 

Sauver des milliers de vie chaque année

défibrillation automatique

En France, ce sont entre 40.000 et 60.000 personnes qui décèdent chaque année d'un arrêt cardiaque, soit près de 200 par jour. Le taux de survie après un arrêt cardiaque est estimé à seulement 2 à 4% en France, contre 20 à 50% dans les pays anglo-saxons où le défibrillateur automatique est à disposition du grand public.

 

Le délai d'intervention des équipes d'urgence est en moyenne de 7 à 8 minutes. Or, dans l'idéal, la défibrillaton devrait être réalisée dans les 5 premières minutes suivant l'accident, afin d'augmenter les chances de survie. Elle devrait donc pouvoir être réalisée par les proches de la victime ou les témoins immédiats, préalablement formés aux gestes de premiers secours : parents, collègues, gendarmes, agents de sécurités, etc.

 

Une formation courte (1 heure) et simple suffit pour savoir utiliser un défibrillateur en complément des gestes de réanimation cardio-pulmonaire. Celle-ci permet aux participants de reconnaître un arrêt du coeur et de la respiration, de donner l'alerte, d'effectuer les gestes adaptés pour maintenir la victime en vie et limiter l'aggravation de son état.