Action de crise : Le centre opérationnel

Action de crise : Le centre opérationnel
Publié le 06/05/2022

Noémie - Responsable de la cellule synthèse - centre opérationnel

                 


Quand une crise éclate, comment s’organise la Croix-Rouge ?

La première chose qui se passe quand on rentre en mode “crise”, c’est que l’organigramme change, pour pouvoir gérer la crise et l’ensemble des activités au quotidien. C’est le CO qui va orchestrer : qui va donner le tempo, qui va donner la stratégie, qui va prioriser les actions, et qui va aussi donner, fournir tous les moyens nécessaires pour répondre à la crise au niveau de chaque territoire. On a des cellules mises en place avec des chefs de projet, des responsables identifiés qui vont traiter ces thématiques, et apporter toutes les réponses au réseau global CRF.


Le 24 février, c'est le début du conflit en Ukraine. Qu’est-ce qu’il se passe à la Croix-Rouge française ?

Le 24 février, le ministère des Affaires Étrangères appelle la Croix-Rouge française, le Centre Opérationnel, pour pouvoir armer la réponse téléphonique du ministère pour venir en bascule de tous les appels qui sont à l’Ambassade en Ukraine, on envoie des bénévoles au Ministère, et nous, en parallèle, au niveau du Centre Opérationnel, on essaie de s'organiser : quels sont les impacts pour la Croix-Rouge française, et quels vont être les impacts globaux pour la France et l’Europe pour préparer les actions de réponse à cette crise. Au début, on envoie 2 bénévoles pour répondre au téléphone et très vite, on se rend compte qu’il faut beaucoup plus de bénévoles sur des plages horaires beaucoup plus grandes car le nombre d’appels augmente énormément. On se rend compte que l’on n’est pas dans une crise de 2 ou 3 jours mais qu’elle va s’inscrire dans le temps. C’est le premier temps fort du centre opérationnel.


Un autre temps fort ?

Le deuxième temps fort, c’est l’arrivée en gare. On a énormément de gens qui arrivent, au départ de manière disparate à Gare de l‘Est, puis les arrivées montent en puissance, des bus arrivent de Berlin. On accueille au début 50 personnes, puis au fur et à mesure, 200, 300 personnes arrivent dans toutes les gares de Paris. En un week-end, tout bascule. On va fournir une première réponse, un premier besoin à ces personnes en les accueillant, en leur offrant à boire, à manger et un hébergement provisoire. Ensuite on les accompagne dans leurs démarches de demande d’asile, c’est la première réponse que l’on met en place au niveau du réseau bénévole.