PEAD, une décision politique cruciale

Des bénéficiaires et une bénévole dans une épicerie sociale de la Croix-Rouge française
Publié le 20/10/2011

Les ministres européens de l’Agriculture se réunissent aujourd'hui 20 octobre à Luxembourg. C’est la dernière chance de maintenir le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) pour 2012 et 2013, et éviter ainsi une crise alimentaire majeure.

Les Banques Alimentaires, la Croix Rouge française, les Restos du Coeur et le Secours populaire français dénoncent depuis de nombreux mois le risque humanitaire que fait peser la réduction soudaine et drastique du PEAD, en pleine période de crise. Après des mois de mobilisation, de sensibilisation et de pédagogie, le sort de plus de 18 millions d’Européens pauvres est désormais entre les mains des gouvernements.

Fortes de leur volonté de voir construire une Europe à visage humain, de respecter les résolutions votées très majoritairement par le Parlement européen et la Commission et de ne pas interrompre, dans la brutalité et la précipitation, un programme qui a prouvé son efficacité en matière de sécurité alimentaire et d’insertion, les organisations françaises interpellent les six gouvernements européens qui continuent de poser leur veto, au premier rang duquel se trouve l’Allemagne.

La décision est maintenant uniquement politique

Les associations ne voient qu’une issue possible ce 20 octobre : que les 27 ministres européens de l’Agriculture prennent enfin conscience de l’urgence humanitaire et votent la réforme du PEAD
A défaut, elles ne pourront plus répondre dignement aux besoins élémentaires et vitaux de 18 millions d’Européens.

Les associations françaises ont rencontré le 10 octobre dernier leurs homologues caritatifs allemands, qui ne peuvent bénéficier du PEAD du fait de l’opposition de leur gouvernement.