Procès simulé pour promouvoir le DIH

Procès simulé pour promouvoir le DIH
Publié le 12/12/2014

Pour la troisième année consécutive, notre association a organisé le samedi 6 décembre 2014 une journée dédiée au Droit International Humanitaire (DIH) au sein de l’institut de formation de Bègles (33). Articulé autour d’un quiz et d’un concours de plaidoiries, cet événement est l’occasion de sensibiliser les participants à l’importance du DIH, qui est l’une des missions statutaires du Mouvement Croix-Rouge.

Le matin, les 16 équipes du quiz se réunissent dans la bibliothèque de l’IFRSS pour réviser une dernière fois les thématiques du quiz : le Droit International Humanitaire, le Droit International Pénal et les questions relatives à la Croix-Rouge, pour marquer l’anniversaire des 150 ans.  Les équipes des écoles militaires, des universités, des écoles d’avocats ainsi que des bénévoles de la Croix-Rouge sont concentrées et studieuses.

Il est dix heures, lorsque le quiz débute, les équipes munies de leurs ardoises et de leurs feutres sont prêtes à s’affronter et tester leurs connaissances. Le premier tour s’avère de très grande qualité et l’on peut ressentir l’implication et la préparation des équipes. Une question difficile est posée : « En 1937, des infirmières se regroupent sous une même bannière, plus connue sous le nom d’IPSA. L’artiste Joséphine Baker en fera partie. Quelle est la spécialité de ces infirmières ? ». L’animatrice du quiz, en concertation avec ses accesseurs, décide d’attribuer un point à l’équipe Camézo, qui se retrouvera à égalité avec les Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan. La place en finale va se jouer sur une question supplémentaire : « Elle se mobilise aux côtés d’Antoine Béclère, directeur du service radiologique des armées. Elle participe à la conception de 18 unités chirurgicales mobiles, des ambulances radiologiques, pouvant approcher de très près les champs de bataille et, ainsi, limiter les déplacements sanitaires des blessés. ». Le temps de la réponse imparti, les ardoises des deux équipes se lèvent et l’on peut lire sur celle de l’équipe Camézo la réponse : « Marie Curie ». La place en finale est acquise !

A la suite d’un premier tour de haut niveau, les équipes du second tour prennent place, prêtes à relever le défi du quiz. La vivacité et le niveau des participants n’a rien à envier à la précédente épreuve. Quand arrive le moment de répondre à la question 10 : « Qui fut le premier délégué du CICR à se rendre à Hiroshima après la destruction de la ville par une bombe atomique en août 1949 ? », une certaine agitation est palpable du côté des équipes participantes. Ces dernières réclament l’invalidation de la question, qu’elles considèrent comme « imprécise » et « peu claire ». Demande acceptée. A la fin de ce second tour, l’équipe de l’unité locale de Lille l’emporte et gagne sa place en finale face à l’équipe Camézo. Une finale très tendue. Le stress s’empare de l’équipe de Lille qui perd ses moyens et manque l’opportunité d’obtenir un point supplémentaire, mais elle va se rattraper sur la dernière question : « Quel(s) élément(s) essentiel(s) ont  été intégrés dans les Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en 1986 ? » Réponse : principes fondamentaux de la Croix-Rouge.

Le concours de plaidoiries

Dans l’amphithéâtre, le silence se fait. En coulisse, une autre scène se joue : la particularité de la robe d’avocat  qui se ferme par l’avant  retarde l’entrée de l’orateur. Ce contretemps passé, le concours de plaidoiries peut commencer. Les plaideurs debout face au public et aux membres du jury dénoncent tour à tour des violations du DIH datant de la Seconde guerre mondiale à nos jours. Violences sexuelles, ventes de logiciels, bombardements, attaques des soldats de la paix… sont autant de thématiques abordées, dont certaines affaires notoires, comme le torpillage du croiseur Général Belgrano.


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Le jury écoute et juge la qualité des plaidoiries. De nombreux plaideurs ont fait le choix de plaider sans micro, ce que le Commissaire Maysonnave salue, considérant que cela rendait l’exercice de meilleure qualité. Les membres du jury enchaînent des questions pointues et déstabilisantes, avant les délibérations. Puis, le verdict tombe. Soulignant la qualité des travaux présentés et des prestations orales, le jury n’a pu trancher, il décernera un double prix de la Meilleure plaidoirie à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale et une équipe de deux jeunes diplômées engagées sur la thématique du Droit International Humanitaire.