Au cœur du Pôle de Lutte contre les exclusions du Val-de-Marne

Au cœur du Pôle de Lutte contre les exclusions du Val-de-Marne
Publié le 22/01/2019

Femmes victimes de violences, couples avec enfants en très grande précarité… les résidents trouvent un accueil inconditionnel un peu de répit.

De Vitry-sur-Seine à Créteil, en passant par Fresnes, la Croix-Rouge française intervient d’un bout à l’autre de la chaîne auprès des plus précaires, via un accueil de jour, un centre d’hébergement d’urgence, une structure familles et un service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO). Rencontre avec les acteurs du Pôle de lutte contre les exclusions du Val-de-Marne.

Anne-Lucie Acar – Photos Leif Carlsson


« En cette période hivernale, nous avons le devoir d’accueillir sans condition. Cet accueil sans condition est le reflet de notre mission première : mettre à l’abri, aider, accompagner », rappelle inlassablement le président de la Croix-Rouge française, Jean-Jacques Eledjam. Le Pôle de lutte contre les exclusions du Val-de-Marne intervient ainsi d’un bout à l’autre de la chaîne, de l’accueil à l’hébergement ou au relogement, dans une logique de parcours.


Un accueil inconditionnel

A Vitry-sur-Seine sont installés un accueil de jour et un centre d’hébergement d’urgence (CHU), gérés par la Croix-Rouge française depuis plusieurs années. Au rez-de-chaussée, une grande salle où l’on peut prendre les repas distribués quotidiennement. A côté, un petit salon où patienter avant d’être reçu dans les bureaux des travailleurs sociaux. Il y a également une buanderie et des sanitaires, indispensables pour se sentir propre, se changer, échanger, rester digne.  L’accueil de jour propose également un service de domiciliation administrative. C’est une étape incontournable vers l’accès aux droits.  Dans les étages se trouvent les chambres du CHU, qui compte 41 places, également réparties entre hommes et femmes. La journée, les chambres sont fermées pour que les résidents puissent réaliser les démarches nécessaires à leur réinsertion. Car l’objectif est bien celui-ci : pouvoir, à terme, aller vers le logement ordinaire, retrouver les clefs de son autonomie.


Accompagner des familles

A quelques kilomètres de là se trouve la structure familles de la Croix-Rouge française qui accueille environ 90 personnes, dont de nombreux enfants. Femmes victimes de violences, couples avec enfants en très grande précarité… les résidents trouvent ici un peu de répit et, surtout, ne sont pas séparés. « Nous avons fait de la scolarité des enfants une priorité, précise Françoise Bousquet, directrice territoriale lutte contre les exclusions en Île-de-France. Au sein du département, nous mettons tout en œuvre pour éviter les ruptures. » à des ateliers et différentes activités se déroulent dans la salle commune dans une atmosphère paisible et détendue. Cette structure est en premier lieu un « sas » vers un hébergement plus pérenne. Les personnes restent en moyenne un an, le temps de trouver un logement, une solution adaptée à chacun.


Écoute et orientation

Pour compléter ces dispositifs, le service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO) du Val-de-Marne, basé à Créteil. Dans les locaux, pas de personnes hébergées – ce n’est pas l’objet –, mais des services absolument indispensables pour tout parcours d’hébergement. Le bâtiment abrite en effet la plateforme du 115 que contactent les personnes sans domicile pour trouver un abri pour la nuit. On y trouve également le SIAO urgence (écoute, orientation, hébergement) et le SIAO insertion (accompagnement vers et dans le logement). Dans ces bureaux, les travailleurs sociaux orientent et conseillent les publics sur différentes problématiques.

De l’appel téléphonique d’urgence à l’hébergement, de la première orientation à l’accompagnement global, la Croix-Rouge française est donc présente à toutes les étapes et de manière inconditionnelle. « Femmes victimes de violences, familles monoparentales, problématiques du chômage, de l’exclusion sous toutes ses formes… La précarité concerne un grand nombre de personnes qui ont besoin de notre soutien. Nous ne leur demandons pas d’où elles viennent, nous ne sommes pas là pour distribuer des bons ou mauvais points : notre objectif, c’est de les mettre à l’abri », affirme avec vigueur le Président de la Croix-Rouge française.

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