Chaïtali, bénévole : « Je ne savais pas à quoi m'attendre »

Chaïtali, bénévole : « Je ne savais pas à quoi m'attendre »
Publié le 30/06/2022

Telle mère, telle fille. Chose rare, ces deux jours-là, en route pour Dunkerque puis Calais, la mère (Avalmy) et la fille (Chaïtali), venues de Paris, se retrouvent dans le même véhicule du DMSE.

Photos Louis Witter

Portrait_Chaïtali_2

Avant, Avalmy travaillait dans l’industrie du jeu vidéo. Un super job. « Mais j’ai voulu changer et trouver un métier avec plus de sens. » Il y a deux ans, elle devient infirmière. Au début de cette année, elle nous sollicite pour intégrer les équipes du DMSE : « C’est exactement ce que je voulais faire. Cette approche globale du soin. Quand on est sur le terrain, ça fait des bonnes journées mais il n’y en a pas deux semblables. » Elle prend sur ses jours de congés pour venir oeuvrer bénévolement. « Pour moi, je n’ai pas la sensation de travailler. Et c’est toujours mieux que de rester chez moi à ne rien faire ! »


Chaïtali, sa fille, vient de terminer une formation d’assistante vétérinaire. Mais en septembre, elle entamera elle aussi une formation d’infirmière… Soucieuse de passer du temps avec sa mère, Chaïtali candidate sur les mêmes sessions de terrain mi-juin. « C'était ma première expérience en tant que bénévole alors je ne savais pas forcément à quoi m'attendre, confie-t-elle. L'esprit d'équipe m'a beaucoup plu. La bienveillance, peu importe si on est nouvelle ou non. C'est vrai que les missions peuvent être difficiles, une fois sur place on peut vite se sentir submergée et avoir l'impression de ne pas pouvoir faire assez. Mais malgré tout, le sourire et les remerciements des personnes présentes, qu'on aide, montrent qu'on a un impact. » Forte de cette expérience « très positive », elle a déjà décidé de revenir. Comme sa mère.