Khames Alrefi, Visa d’or humanitaire du CICR pour son photoreportage à Gaza
Publié le 22 juin 2026
“Recevoir le Visa d’or humanitaire du CICR est un immense honneur et une reconnaissance à laquelle je ne m’attendais pas, d’autant plus qu’il s’agit de ma première distinction internationale. Je suis profondément touché que mes photographies aient pu atteindre un public au-delà de Gaza et témoigner de la réalité vécue par les habitants de Gaza — sa souffrance, sa capacité à faire face aux épreuves et son humanité”, témoigne Khames Alrefi, photojournaliste et lauréat 2026 du Visa d’or humanitaire du CICR.

Crédit photo : Khames Alrefi
Réalisé entre janvier 2025 et mai 2026, son reportage photo documente le quotidien des civils gazaouis, extrêmement difficile, malgré le cessez-le-feu. Entre combats, pénuries, camps surpeuplés et décombres, le photographe rend compte de la réalité dramatique de la vie dans la bande de Gaza et du coût des conflits pour les civils. Le travail photographique de Khames Alrefi est aussi une œuvre pour la mémoire, pour que Gaza et ses habitants ne tombent jamais dans l’oubli.

Crédit photo : Khames Alrefi
16ème édition du Visa d’or humanitaire du CICR
Créé en 2011, le Visa d’or humanitaire du CICR est un prix de photojournalisme qui récompense une fois par an un ou une photojournaliste professionnelle ayant couvert une problématique humanitaire en lien avec un conflit armé. Ce prix s’inscrit dans le cadre du festival international de photojournalisme Visa pour l’Image, organisé chaque année à Perpignan.
“Ce reportage montre à quel point la situation à Gaza reste dramatique. Le sort des civils demeure incertain. Pour la deuxième année consécutive, le jury a souhaité mettre en lumière cette crise humanitaire qui n’en finit pas. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est de constater que la vie ne parvient pas à reprendre ses droits dans une situation aussi désespérée”, a déclaré Pierre Haski, président du jury et président de Reporters sans frontières.

Crédit photo : Khames Alrefi
Doté d’un montant de 8 000 euros, ce prix répond à un double objectif : reconnaître le travail quotidien accompli par les photojournalistes sur le terrain et, surtout, promouvoir les principes fondamentaux du droit international humanitaire.

Crédit photo : Khames Alrefi