Article du Parisien - La Croix-Rouge répond

Publié le 31/05/2015

Un article du Parisien intitulé carton jaune pour la Croix-Rouge, paru ce jour, présente notre organisation sous un jour particulièrement défavorable. Aussi tenons-nous à porter un certain nombre de rectifications et de précisions à la connaissance du public.

Des heures supplémentaires … pour sauver des vies !

Concernant la question des heures supplémentaires, il s’agit d’une situation à laquelle la Croix-Rouge française est malheureusement confrontée depuis de nombreuses années. Cette situation est liée à l’identité même de la Croix-Rouge et à sa mission: sauver des vies !

Que cela soit en matière d'urgence et de secourisme, de réponses aux catastrophes en France comme à l'international, nos missions demandent une grande mobilisation et disponibilité de nos salariés et bénévoles, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, le jour de la semaine. Malheureusement, l’urgence ne prévient pas.

Notre exigence : remplir nos missions et protéger nos salariés

Au niveau du siège ce sont les directions métiers "d'urgence" qui sont en grande majorité concernées par les dépassements d’horaires. Le sujet n’est pas simple, et en aucun cas il n’y a volonté de la Croix-Rouge française de porter préjudice à ses salariés, qui accomplissent un travail considérable au quotidien.

Loin de confondre activité salariée et bénévolat, comme il est affirmé avec beaucoup de légèreté dans l'article du Parisien, nous travaillons au contraire actuellement pour trouver des solutions qui nous permettront à la fois de continuer d’assurer les missions pour lesquelles la population a besoin de nous, tout en protégeant nos salariés. Nous avons d'ailleurs pris rendez-vous avec le Ministère du travail pour apporter des réponses efficaces et durables à cette question liée à la spécificité de nos missions. Comme pour les hôpitaux publics, il est impératif de dessiner un nouveau schéma.

Des difficultés financières liées à des financements en baisse

Enfin, concernant les difficultés financières évoquées dans l'article, et qui constituent un sujet différent de la question des heures supplémentaires, elles sont liées à une baisse des financements qui intervient dans un contexte où l’activité de la Croix-Rouge française est au contraire en hausse. Il est en tout cas erroné et hasardeux d'imputer au fonctionnement du siège les difficultés actuelles. En effet, celui-ci remplit précisément une fonction de mutualisation et de redistribution permettant notamment de corriger les disparités financières régionales.

Un plan d'optimisation est en cours, pour faire face à une situation financière tendue.

Dans un tel contexte, la Croix-Rouge française appelle donc à la plus grande mesure et à une réelle vigilance dans le fait de porter préjudice à une organisation dont l'importance de l'engagement n'est plus à démontrer.

La Croix-Rouge française tient à donc à rappeler qu'elle assume ses fonctions dans un esprit de responsabilité et de respect de ses salariés, de ses bénévoles et de ses donateurs pour rendre un service optimal à ses bénéficiaires.