Le « Bureau des légendes » légendé par le droit international humanitaire…

Le « Bureau des légendes » légendé par le droit international humanitaire…

Les légendes ont beau être éternelles, la saison 5 de la série à succès « Le Bureau des légendes » est la dernière réalisée par Eric Rochant. Diffusée sur Canal Plus, elle comporte 10 épisodes. A cette occasion, la Croix-Rouge française décrypte pour « l’Obs » les quatre premières saisons et les situations vécues par les protagonistes à travers le prisme du droit international humanitaire applicable.

Vous pouvez télécharger le dossier complet de l'analyse des personnages et les affiches pour diffuser le droit international humanitaire.

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Le droit international humanitaire (DIH) est l’ensemble des règles qui, en temps de conflit armé, visent, d’une part, à protéger ceux qui ne combattent pas ou plus, et, d’autre part, à limiter les moyens et les méthodes de combat.

Les 13 personnages du « Bureau des légendes » vus par la Croix-Rouge française » :

  1. Malotru
  2. JJA
  3. Raymond Sisteron
  4. Nadia El Mansour
  5. Dr Laurène Balmes
  6. Marie-Jeanne Duthilleul
  7. Marina Loiseau
  8. Andreas Schnabel
  9. Chevalier
  10. Sylvain Ellenstein
  11. Nadim El Bachir
  12. César, alias « Pacemaker »
  13. Jonas et Jean-Paul

JJA-Croix-Rouge-DIH

Le personnage de JJA interprété par Mathieu Amalric fait référence à James Jesus Angleton, figure du contre-espionnage.

LE CONTREESPIONNAGE

Tous les services se dotent d’unités spécialisées pour repérer et combattre les éventuels espions ou agents doubles travaillant pour l’ennemi. Même si l’espionnage n’est pas interdit en droit international humanitaire (DIH), il est possible pour les États de le réprimer durement. Cependant, les espions ne peuvent pas être condamnés ou jugés sans un procès préalable.


Duthilleul-Croix-Rouge-DIH

Marie-Jeanne Duthilleul (Florence Loiret-Caille)

RESPONSABLE

Le rôle de Marie-Jeanne nous éclaire sur la responsabilité des commandants et supérieurs hiérarchiques. Marie-Jeanne commande plusieurs opérations, dont certaines sont directement liées à des conflits armés. Le droit de la guerre est clair à ce sujet : les commandants et supérieurs doivent respecter les règles encadrant les hostilités, et empêcher toute violation. De fait, si leurs subordonnés commettent des actes contraires au droit international humanitaire, leur
responsabilité pénale peut être engagée devant les tribunaux nationaux ou devant la Cour pénale internationale.


Fitoussi-arthus-Croix-Rouge-DIH

Grégory Fitoussi (Jean-Marc) Artus (Jonas)

BOUCLIER HUMAIN

Le binôme utilise un enfant comme bouclier humain. Rappelons que l’emploi de boucliers humains est interdit par le DIH. Il s’agit des cas où des personnes ont en réalité été emmenées sur des objectifs militaires afin de protéger ces objectifs contre des attaques. C’est le cas de ce jeune garçon que l’on oblige à passer en premier pour vérifier qu’il n’y a pas de snipper. La Cour pénale internationale considère que « le fait d’utiliser la présence d’un civil ou d’une autre personne protégée pour éviter que certains points, zones ou forces militaires ne soient la cible d’opérations militaires » constitue un crime de guerre dans les conflits armés internationaux.


Chevalier-Croix-Rouge-DIH

« Chevalier », interprété par Illyès Salah

CRIME DE GUERRE

Chevalier accumule des violations graves, faisant de lui un criminel de guerre. Rappelons que le DIH interdit spécifiquement les actes de terrorisme commis contre des civils, ainsi que les actes visant à semer la terreur parmi la population civile. Menacer des journalistes, enlever et détenir des personnes civiles, torturer, sont des violations graves de ce principe et des règles de DIH qui en découlent. Se cacher dans un hôpital ou une école, utiliser l‘ambulance d’une organisation humanitaire, par exemple, comme moyen de transport, ou encore organiser une réunion sous une tente qui arbore un emblème de la Croix-Rouge sont autant d’actions qui violent cette règle et constituent un crime de guerre.